Ch. XII

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Bientôt le chapitre, patience,
J'vous aime <3

<3.
xXx Gus'


Ps : Bientôt, ça fera un an qu'on se connais, vous et moi... n_n















Edit :

Heu... Mh, coucou ^^
J'espère que vous allez, moi, là, tout de suite, très mal...
J'avoues qu'c'est pas la grande forme en c'moment, mais d'habitude, je tiens encore...
M'enfin bon, j'écoute "il y a ton sourrir" de Saez, en Live, donc forcément...
J'suis désolée, je sais bien que j'avais dis que j'allais poster bientôt, et j'vous promet que j'pensais le faire, mais disons que c'est trop petit pour être posté, à moins que vous n'vouliez ma suite par petit bout...
J'peux le faire, et vos remarques me guideront, je pense...
A vous de me dire, j'vous aime...
Vous me manquez, en c'moment.

<3. xXx Gus'













Edit :

Voila la suite...
C'est l'avant avant dernier chapitre...
J'espère vous surprendre par ma fin =)
Mais cette fois, elle sera à prendre ou a laisser...
Voila.
Sur ceux...
Apréciez =D












C'est fou le nombre d'expériences, de secrets et d'aventure contenus en chacun de nous... Au fur et à mesure que quelqu'un s'ouvre à vous, vous arrivez de mieux en mieux à le cerner, à moins que cette personne cherche à tout prix à se préserver, et à cacher une certaine facette de sa personnalité... Impressionnants sont tous ces gens qui gardent au fond d'eux un secret, une honte tellement horrible qu'elle vous donnerait envie de vomir... Vomir de terreur, s'entend.
Lorsque Gustav avait rencontré Ike, celle-ci s'était tout d'abord montrée bien indifférente à ses avances... Elle ne relevait pas la tête lorsque celui-ci l'appelait dans la rue, et refusait ses propositions de la raccompagner chez elle à des sorties de soirée... A croire qu'elle cachait quelque chose.
Cette jeune fille passait le plus clair de son temps hors de sa maison, comme si elle voulait absolument se retrouver loin de chez elle.
A force d'insistance, et de présence, l'adolescente avait finit par avouer à Gustav, un de ses « camarades » de lycée catalogué comme sans c½ur, sa crainte de son père, et le dégoût que lui inspirait sa mère...
Contre toute attente, celui-ci s'était montré compréhensif, attentif, et plein d'attentions à son égard... En l'espace de trois petits mois qui leur avaient semblé toute une vie, ils étaient devenus deux complices, deux... amis... ?
Le jour où elle lui annonça qu'elle tenait énormément à lui, il l'embrassa, et elle ne le repoussa pas... C'est ainsi qu'avait débuté leur longue et tendre relation...

Gustav s'était toujours catalogué comme chanceux... Un rescapé qui échappait toujours aux pires accidents, aux pires frayeurs...
A chaque fois qu'il traversait la rue hors des passages coutés, les voitures qui roulaient trop vite s'arrêtaient toujours à quelques centimètres de ses jambes, lui laissant la vie sauve miraculeusement...
Lorsque sa mère avait eu un accident de voiture, alors qu'il n'avait que trois ans, elle seule s'était retrouvée hospitalisée, alors que lui avait pu sortir après être resté quelques temps en observation pour vérifier que tous ses réflexes étaient indemnes, et qu'il n'avait reçu aucun choque aussi bien cérébral que psychologique...
Ses proches, ses parents et sa s½ur l'avaient toujours surnommés « notre chanceux »...
Mais, cette chance fut à une période noire de sa vie, une certaine poisse...
Ce soir là, alors que le jeune couple roulait à moto, que Gustav conduisait, le vent froid contre sa peau déjà gelée, les yeux qui versaient quelques larmes dû à cet élément qui le fouettait au visage, il sentit les mains de sa petite amie se serrer un peu plus contre sa taille. Il sourrit. Elle aussi, elle avait froid...
Il roulait à allure modérée, faisant bien attention au verglas, et à la circulation.
Il ne quittait pas la route des yeux, éssayant d'être concentré au maximum.
Alors que son clignotant avait été mit, et qu'il s'engagait déjà pour tourner, il le vit arriver... Cet énorme camion qui venait de passer par-dessus le trottoire microscopique qui séparait deux voies différentes. Cet engin qui roulait beaucoup trop vite pour le temps, et la vision que Gustav avait de la route...
Ce véhicule qui vint les percuter de plein fouet, et qui fit tomber Gustav sur le côté opposé au camion, vers la droite, tandis que sa bien aimée, elle, fut propulsée sous les roues de la bête destructrice...
Non, cette chance, il l'avait maudit lorsqu'il avait reprit connaissance, quelque heures plus tard, et que sa s½ur lui avait annoncé, des larmes pleins les yeux, qu'ils l'avaient perdue sur le coup, qu'elle n'avait pas eu le temps de souffrir...
Au moment où il réalisa l'empleur de la situation, un sentiment des plus terrifant vint s'incruster au plus profond de son être... La solitude...
Dieu que c'était dur...
Pendant ces deux années passées entre la perte de son premier amour, et la rencontre de Bill, chaque jour lui rappelait un peu plus la douleur, et cette envie irréprécible qu'il avait... Oui, il aurait aimé avoir pu échanger sa place avec son amour... Il lui aurait facilement accorder le droit de vivre, après toutes les épreuves qu'elle avait eu à traverser...
C'était trop facile, trop injuste que tout se soit terminé comme ça...
Lorsqu'il repensait à tout ça, et ce, encore aujourd'hui, il s'autorisait quelques larmes.
Dieu que le monde était mal fait...








[ ... ]









8h00 du matin.
Il sort de la chambre, et se dirige vers la cuisine.
Aujourd'hui, il a décidé de se lever tôt pour voir son amour partir et pouvoir lui dire au revoir.
Il met de l'eau à chauffer, et sort deux tasses, deux cuillères, et met deux toasts dans le grille-pain.
Il enlève la plante verte du rebord de fenêtre, et la pose sur la table. Il ouvre le rectangle incrusté dans le mur, et, tout en s'aidant d'une petite chaise, il va s'asseoire sur le rebord de fenêtre. Il fouille dans son jean, et y trouve un paquet cartonné long et fin. Il sort une cigarette, et l'allume avec son briquet, et peut enfin tirer une longue et grosse latte.
De l'autre côté de l'appartement, il entend du bruit. Son chéri s'est enfin réveillé...
Il entend des pas, puis la porte s'ouvre, et en quelques secondes, des mains se posent sur ses hanches.


« -Coucou mon ange... »

Le brun sourrit et se retourne :

« -Hey ! »

Il dépose doucement ces lèvres contre celles de son amoureux, et se retourne. Gustav se glisse entre les jambes ouvertes de Bill, et colle son torse encore nu au pull de celui-ci.

« -J't'ai pas réveillé, j'espère... ? »

Gustav secoue la tête dans la laine épaisse, tandis que Bill lui caresse les cheveux de sa main libre.

« -Ca n'te dérange pas, que je fume ici ? »

Le batteur se contente de grogner, et Bill comprend que non, ça ne dérange pas, mais qu'il aimerait qu'il arrète.

« -Tu es sencé m'aider à arrèter, j'te rappelle... » Le taquine l'androgyne.

Gustav se retire des bras de Bill, sourris doucement, et lui prend le bâtonné de tabac que l'autre était en train de porter à ses lèvres, puis va jusqu'à l'évier, où il allume l'eau, éteignant ainsi la cigarette.

« -Radical, comme technique... » Ronchonne le brun.

« -C't'un bon début, tu n'crois pas ? »

Bill hausse les épaules. Il descend de son perchoire, et va éteindre l'eau. Il verse le liquide dans leur deux tasses, et s'assoit près de la plante.







[ ... ]









Il s'ennuis. Ouais, il se fait chier royal.

C'est come qui dirait le jour de repos du groupe, la pause dont ils ont tous besoin pour ne pas devenir fou, et Gustav est à la fac, aujourd'hui. Il doit rattraper ses cours, étant donné le temps qu'il a passé en studio à enregistrer... Alors Bill se retrouve tout seul, dans le petit appartement, sans son chéri pour le distraire.
Il a allumé la télé au moins vingt fois, zappant de chaine en chaine, sans rien trouvé d'intéressant, à part un documentaire sur les éléphants qui se faisaient arracher leurs trompes ou leurs défenses, il ne sait plus vraiment...
Aucun des DVD de son chéri ne l'inspire, et puis il a déjà vu tous les Terminator 20 fois, alors il se lève avec difficulté du canap', et se dirige vers le porteur de CD, près de la chaine stéréo. Pffff, tous ces CD, il les connais par c½ur, et puis il n'a pas envis d'écouter...
Il va vers la chambre, et s'allonge sur le lit pour pousser un bon gros roupillon... Ca lui fera passer le temps...












[ ... ]










C'est un petit souffle sur son nez qui finit par le réveiller...
Il atchoum, et se redresse.
Gustav est devant lui, et il sourrit.


« -Tu m'as fait peur » Balbutie Bill, la tête encore dans le cirage.

« -Excuse-moi... »


Bill se redresse, et Son chéri le prend dans ses bras. Le brun se raidit un peu, et demande :

« -Il y a un problème ? Il est arrivé quelque chose ? »

« -Nan, bien sûr que nan... Tu m'as juste manqué... »


Bill rit doucement, et murmure :

« -A moi aussi... »

Alors, Gustav se dégage un peu, et attrape le menton de Bill entre deux de ses doigts.

« -Hm... Tu sais, Bill, j'ai beaucoup réfléchis, aujourd'hui, et... Enfin... Tu sais... »

« -Oui... ? »
L'encourage Bill.

« -Et bien, je me demandais... Enfin non, je voulais savoir si... Heu... »

« -Hin hin... »

« -Est-ce que... Heu... Est-ce que tu veux dormir avec moi, ce soir ? »


Bill le regarde, sans vraiment comprendre...

« -Beuh, mon ange, j'ai déjà dormit là cette nuit... J'peux resté encore, oui, sans problème... »

« -Non, mais enfin, quand je dis dormir, je veux dire... Enfin, tu vois, quoi... Avec moi... »


Le jeune adolescent ne répond pas... Il regarde Gustav dans les yeux, et semble hésiter... Puis au bout de quelques secondes de réflexion, il dit :

« -Je pense que... »










A suivre.

















Edit :

Coucou mes p'tits loups =D!
Z'allez bien?
Moi, bien, à part que je sors d'une journée ENTIERE de révision intensive ><
Et vouais, pré-BAC blanc oblige -____________________-''
Bref.
Oui, il y aura une nouvelle fiction après celle là (si vous voulez encore de moi TT),
Oui il ne reste plus que deux chapitres,
Et OUI, j'ai commencé l'avant dernier...
J'en suis fière... Il est plécial... Hm... TRES spécial... Je dirais même plus :
SPA.CIALE XD!
Ahem, pardon UU.
Donc...
Ouais, j'l'ai commencé, et je l'aime bien...
Vous allez être... Heu... TRES surpris, mes p'tits poulets, c'moi qui vous l'dit x)
Sinan, j'aimerais un p'tit peu plus de réactions par rapport à ce chapitre...
Puis j'aimerais des conseils pour me trouver de nouvelles lectrices...
J'en ai, en ce moment, mais j'en voudrais encore *________*'
Voui, je vois grand u_u'
Braif.
Sur ce, j'va m'en retourner travailler, je pense, donc j'vous beusotte, j'vous aime etc. etc XD!

<3. Gus'

















Edit :

KYAH XD!
Hey, vous...
Bon, allonce official, si j'me bouge les fesses, vous aurez la suite ce week...
Ouais, je sais, j'assure ^O^
Bref (a)
J'dois retourner bosser...
Juste j'vous aime, au passage x3

<3. Gus'
















PREMIERE PARTIE DE LA DEUXIEME PARTIE (xD) :










Une descente de verre.
Une autre.
Encore une.
Putain.
Putain de music qui lui arrache les tympans, et qui le fou mal à l'aise...
Tous ces gens qui le dévisagent, il déteste ça...
Il regarde le fond du gobelet en verre vide, et se dit qu'il en prendrait bien un autre.
Alors qu'il lève la main pour appeler le serveur, une main se pose sur son bras, et Tom lui fait un non de la tête, signe qu'il faut qu'il s'arrête.
De son côté, Gustav reste sobre. Il fixe ses mains, le regard vide.
Ni l'un ni l'autre ne se regardent. Gène. Putain de gène de merde.
Alors que Georg balance une blague minable sur une serveuse dont la graisse dépasse de son corset, les deux font mine de rire, sans vraiment écouter.
Putain.
Gustav se lève. Il enfile son manteau, et regarde Bill de biais. Celui-ci n'a même pas relevé la tête.


« -Bon. J'y vais... Bill, je t'attends ou pas ? »

Il daigne enfin poser ses yeux sur lui, et l'air figé, il répond :

« -Non, je viens après... »

« -Okay. »


Pas de « je t'aime » , pas de « tu vas me manquer ».
Non, ils sont en public, ils ne peuvent pas s'afficher ici.
Le blond s'éloigne en compagnie de son garde du corps personnel. Il n'en a jamais voulu, prétendant toujours que ça n'était pas nécessaire, que sa nouveauté dans le monde du showbiz n'était pas assez pour justifier un tel investissement, mais Dave n'avait rien voulu savoir. Il lui en fallait un, un point c'est tout.
Il sort de la petite boîte par l'entrée secondaire, réservée exclusivement aux VIP, et s'engouffre dans l'un des deux gros vans.
Il rentre chez lui.

De son côté, Bill entend sans vraiment écouter les paroles de son frère.
Puis, il se lève. Il a la nausée...
Il trottine jusqu'aux toilettes, sentant la bile lui montée dans la gorge. Une fois enfermée et penché au dessus des cabinets, rien ne vient. Il se sent mal.
Alors, il ressort, se passe de l'eau sur le visage en faisant bien attention de ne pas s'éclabousser les yeux, et tire sur les serviettes en papier. Il s'essuie les mains, jette le tout dans une poubelle en osier.
Merde, il a la tête qui tourne.
Un homme d'une trentaine d'année s'avance vers lui. Le brun reste sur ses gardes... Il est prêt à hurler sa mère en breton au moindre attouchement.
Mais au lieu de le toucher, de lui prendre le bras ou quoi que ce soit, celui-ci enfonce sa main dans sa poche, et en sort un petit sachet.
De l'herbe.
Soudain, celui-ci prend la parole.


« -Tiens, prends. Tu m'as l'air malheureux, mon p'tit... »

Bill le regarde, les yeux vides d'intérêt.
Il est fou ou quoi ? Ce soir, il va coucher avec son petit ami pour la première fois.
Faire l'amour.
Il. Va. Faire. L'amour.
Comment pourrait-il ne pas être heureux ?


« -Non merci. »

C'est sec. C'est direct. Ca devrait être suffisant.
Non...


« -Ne te fais pas prier, s'il te plaît, prends. Je n'te le répéterais pas une seconde fois. C'est un cadeau que j'te fais, là. T'imagine pas le prix d'ce truc. »

Bill le fixe, cette fois. Lui non plus ne semble pas aller très bien.
Non plus ?
N'est-il pas sencé être au comble du bonheur ?
Non.
Non... Ou du moins, si se bourrer la gueule et avoir envie de gerber rien qu'à l'idée de ce qui l'attend après s'appelle « le comble du bonheur », et bien oui, alors.
Mais il en doute.
Merde. Pourquoi ?

Alors, il tend la main, et s'empare du sachet. Il le met dans sa poche, et va s'enfermer à nouveau dans les toilettes.
Dans sa poche, il a son paquet de cigarettes. Dans son paquet, il a des feuilles à rouler, et un briquet.
Il les sort, et pose le tout sur la cuvette.
Il ouvre le sachet. Il sort les feuilles de tabac à rouler, en assemble deux avec un peu de salive, et arrache un bout de son paquet cartonné en guise de « filtre ». Il casse une cigarette en deux, et déverse le tabac dans le sachet, et mélange l'ensemble. Il verse les petites herbes séchées dans la paume de sa main, et met le tout sur les deux feuilles maintenant collées. Il roule minutieusement et soigneusement, puis tasse le tabac dans le fond en secouant son pétard de gauche à droite. Puis, il entortille négligemment le bout, et l'allume.
Première latte.
Putain, c'est fort.
Il tousse.
Deuxième latte.
Il lui a dit oui.
Ce soir, ou plutôt tout à l'heure, en rentrant, il va baiser son homme.
Merde.
Il va lui. Faire. L'amour.
Il en a envie, oh ouais.
Mais pourtant, il sent qu'il n'est pas prêt.
Au fond, il ne le sera jamais, quand il y pense...
Trop fragile... Trop peur du regard des autres... Trop de tout, tout simplement.
Cinquième latte.
« Cris du bison. »
La fumée lui monte à la tête, et il tousse à nouveau. Il crache dans le trou. C'n'est pas très bon.
La drogue commence à faire son effet.
Putain, la tête lui tourne, et ses mains tremblent.
Septième latte.
Son sang pulse contre sa tempe. L'excitation.
Il va baiser son homme.
Lui. Faire. L'amour.
Rien que d'y penser, il sent l'excitation.
Pourtant, il a envie de vomir.
Il ne devrait pas, mais c'est plus fort que lui.
Cet homme qui l'a pourrit de l'intérieur.
Ces gens si peu tolérants.
Merde.
Il est amoureux.
Oui.
Merde.
Huitième latte.
Sa gorge le brûle, mais il ne le sent pratiquement pas.
Il plane.
Ses cheveux le gratte.
Alors, il gratte, brûlant quelques petites mèches au passage.
Tant pis.
Onzième latte.
Il doit lui rester deux bouffées grand maximum.
Alors il tire une bonne grosse taffe.
Putain.
Le pétard est finit.
Il jette le tout dans la cuvette, et tire la chasse. Il prend ses cigarettes, son briquet, et son paquet à feuilles, et range le tout, maladroitement, dans sa poche.
Il sort, titubant.
Il se dirige vers leur table, d'où Tom le regarde d'un air inquiet.


« -J'y vais,... les gars... »

« -Okay, à dem... »
Commence Georg.

« -Certainement pas dans cet état. » le coupe Tom.

Il se lève, lui attrape la manche, et lui ordonne de s'asseoire.
Il s'exécute.


« -Bois un peu d'eau. »

« -Pas envie. »

« -Je n'te demande pas ton avis, Bill. »

« -Okay. »


Alors, il boit.
Si c'n'est pas malheureux...





[ ... ]






Trois quart d'heure plus tard, alors que Tom le laisse enfin s'en aller, Bill sort presque en courant de la boîte de nuit. Son chauffeur prend la voiture que le garde du corps de Gustav a r'emmené, et le fait monter.

« -Vers l'appartement de Gustav, teuplait. »

Hauchement de tête. C'est partit.
Son garde du corps le regarde de temps en temps, s'assurant que tout va bien...
Il n'est plus vraiment sous les effets de l'herbe, et les quelques verres qu'il a bu n'étaient pas trop alcoolisés. Ses yeux sont juste encore un peu écarquillés.
Rien de grave.






[ ... ]






Il tourne la clef dans la cerrure, et entre.
Il jette ses affaires sur le canapé. L'appartement est plongé dans le noir, seule la lumière qui passe sous la porte de la chambre l'éclaire.
Il se dirige en direction de la faible luminosité, et ouvre la porte.
A peine l'a-t-il refermée, qu'il entend :


« -Tu en as mit, du temps... »

« -Je sais, pardon... »

« -Je croyais que tu ne viendrait plus... »


Petit sourrir.

« -Ben tu vois, je suis là... »

C'est maintenant que tout commence...








La suite demain =D













Edit :

La suite est sur clef, dans ma poche... Héhé...
Je la poste cet après-midi, promis ^O^'
Bref, sinan, heuuuu...
Ah OUI !
Photo-Malice :
-Tu me lis depuis longtemps oO"?
-J'ai modifié la faute...
-Et ils ont plusieurs managers, poulette xD Parmis lesquels :
"David Jost", "Dave Roth", "Peter Hoffmann" et pour finir, "Patrick Benzer" ^O^
En général, les fictions mettent David plus en avant et tout, mais pas moua... Huhu.
Voili voilou...
Pleins de bisoux, et à tout à l'heure =D

J'fous aimeuh!
<3. Gus'

PS : JE POSTE CE SOIR !

PPS : Bientôt, très bientôt, patience... ;D









- I will die for you my angel... -
Ch. XII

# Posté le mercredi 06 février 2008 08:22

Modifié le vendredi 02 mai 2008 07:33

Ch. XIII

Ch. XIII
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JUST A SOUITE :





Quand Bill se retourne, il voit Gustav.
Il est assis sur le lit, son ordinateur portable sur les genoux, en tailleur, avec, en fond sonore, du H.I.M... ''Passion's Killing Floor''.
C'est plutôt le genre de musique que l'on écoute très fort, mais Gustav est en train de lire, à première vue, donc pas trop de tapage, il serait déconcentré...
Bill avance, en inspirant fortement de l'interrieur, et en tentant mentalement de calmer son c½ur qui bat si vite qu'on pourrait croire qu'il est prèt à exploser.

« -J'va prendre une douche, j'en ai pour deux minutes... »

« -C'est plutôt après qu'il faudrait que tu la prenne... »


Bill se retourne à nouveau vers Gustav.
Celui-ci a repoussé le PC, et il le regarde maintenant, appuyé à moitié contre le mur, mais toujours sur le lit.

« -C'est vrai... »

Gustav tapote la place située à côté de lui.

« -Viens là, plutôt... »

Bill avale difficilement sa salive, et fait oui de la tête.
Il fait quelques pas, puis met un genoux sur le lit.
Mais, déjà, une main le tire vers l'avant, et il se retrouve le ventre écrasé sur le lit, les pieds pendants en l'air.

« -Oupsi... » Murmure Gustav.

Bill tente de se relever, mais à peine est-il à nouveau sur ses fesses que Gus' se jette sur lui, le faisant basculer vers l'arrière, dos contre les draps, cette fois...
Bill ne comprend pas vraiment ce qui se passe... Il se sent bousculé, et n'aime pas vraiment ça...

« -Mais qu'est-ce que tu fais ? » Gronde-t-il.

Gustav se relève, les yeux tristes.

« -Pardon... »

Ces petits yeux suppliants sous les siens font sourire Bill, qui dit, la voix cette fois-ci amusée :

« -Serais-tu pressé.. ? »

Gustav esquisse un sourire.

« -Peut-être... »


En moins de temps qu'il n'en faut pour dire « mutti », Gustav a déjà retiré le petit pull de Bill, et il s'attaque déjà à sa ceinture, tout en l'embrassant de ci et de là, sur les lèvres, dans le cou, lui suçotant le lobe de l'oreille...
Mais Bill lui presse le bras un peu trop fort, et Gustav se recule.

« -Quoi ? »

« -Je n'veux pas que tu t'occupe de moi. JE veux m'occuper de toi... »

« -Heu... Tu en es sûr... ? »

« -Certain. »

« -Oh, et bien d'accord... »

« -Parfait. Tu sais, Gustav... Je... Suis... Dé... So... Lé... Pour tout... à l'heure... »
dit-il en embrassant le buste de son partenaire.

« -Pas... Pas grave... » Halète celui-ci.

Le brun retire le short de son petit ami, cassant presque le bouton. Pendant ce temps là, Gustav défait entièrement la ceinture de Bill, qui grogne de temps en temps, mais qui, au fond, se laisse volontiers faire.
Une fois tous les deux en caleçons pour Gustav, et en boxer pour Bill, ils se ré-embrassent à nouveau, ne se quittant pas des yeux (ou du moins essayant XD).
Le batteur tire nerveusement sur les longues mèches brunes de son compagnon, qui les a simplement lissés pour ce soir, les faisant gémir tous les deux.
Le brun se penche un peu en avant, faisant reculer légèrement son partenaire, jusqu'alors à genoux sur le lit, face à face avec Bill... Ce dernier descend lentement le caleçon du blond, libérant sa virilité à l'air libre, lui permettant de respirer enfin, et le faisant pousser un long soupire plaisant.
Bill sourit, mais ne voulant pas s'arrêter là, il passe ses mains en bas du ventre de Gustav, lui chatouillant les quelques petits poils blonds qu'il a au niveau de son chemin des dames, et remontant petit à petit, griffant amoureusement sa peau, sans cesser de l'embrasser...

« -Tu... tu sens l'alcool, mon amour... » Murmure le blond, contre ses lèvres.

Bill ne relève pas, et, remontant petit à petit le long du corps de son homme, il lui ôte complètement son Tee-shirt.
Le voila finalement nu devant lui...
Bill s'arrête de l'embrasser, et recule un peu... Il le regarde, le trouvant juste magnifique... Bien sûr, ce sentiment horrible le ronge, mais au fond, il est sûr de pouvoir le repousser... enfin, il pense en être capable, du moins...
Il sent son estomac qui se tord au fur et à mesure que ses yeux glissent vers le bas du corps de l'homme qui lui fait face, et s'avance finalement à nouveau...
Gustav a toujours les yeux fermés, se lèchant les lèvres, savourant le goût, la salive du jeune adolescent qu'il a pour petit ami...
Puis, il sent des mains se poser sur ses pectoraux, et tout doucement, il se laisse tomber sur le dos. Il ouvre les yeux, et voit Bill, qui avance lentement, se plaçant juste entre ses jambes.
Ses mains jouent encore et toujours avec ces poils microscopiques, invisibles, au niveau de son bassin, juste sous son nombril. Il gémit. Il aime ça. Putain, oui !
Alors, il attrape les poignets de Bill, qui fait non de la tête, accompagnant ça de petits bruits de lèvres, signe que ça ne serait pas raisonnable. Le chanteur se penche un peu plus, faisant frotter son bassin contre celui de Gustav. Mais il ne sent rien.
Il se lève complètement, saute hors du lit, et enlève son sous vêtement, puis court en direction de la salle de bain, revenant quelques secondes plus tard, avec une lotion orangée dans la main, et un sourire triomphant sur les lèvres.
Il lui reste encore son Tee-Shirt, mais il a retiré ses bagues, ses bracelets et son collier.
Il remonte, se plaçant d'emblée entre les jambes de son amoureux, jettant le gel un peu plus loin.

« -On sait jamais, mieux vaut prévoir... »


Gustav sourit, signe qu'il pense de la même façon, puis se redresse pour poser à nouveau ses lèvres contre celles de ce dernier.
Il a faim de Bill. Il a soif de Bill. Il le veut tout entier. Mais il a peur.
Pourquoi s'inquièter ? Bill prend les choses en main...
Ses yeux brillent, son c½ur pulse contre sa poitrine, et sa tête lui hurle de ne pas s'arrèter...
Alors, l'androgyne redescend le long du buste de Gustav...
Il retrace ses courbes à l'aide du bout de ses doigts, et sa langue refait le chemin inverse, laissant de petits sillons de salive tout du long de son ventre, puis voila le moment où il se retrouve en face du nombril, puis du bas ventre, et enfin du sexe de son presque amant...
Ne sachant pas quoi faire, il reste simplement là, à regarder, la langue pendante, les joues rosies par la chaleur émanant de leurs deux corps, ainsi que par ce qu'il s'apprêtait à faire, les oreilles sifflantes...
Et c'est là qu'il sent les petits doigts du batteur se glisser pour une énième fois dans ses cheveux, et le pousser lentement, très lentement vers l'avant...
Le voila partit... Prenant son courage à deux mains, il laisse son destin s'accomplir.
Il avance sa bouche entrouverte, et là, c'est le choc. Ses lèvres heurtent doucement la chaire du gland de son partenaire. Il trouve ça doux, délicieusement doux... Il s'avance à nouveau, caressant la peau délicate du bout de ses lèvres humides, et entend la douce mélodie des gémissements de Gustav, à quelques centimètres de lui... Il le sent si près, si fort qu'il en a peur.
Mais maintenant qu'il a commencé, il compte bien continuer.
Alors, il sort sa langue, et celle-ci vient se glisser juste à la jointure de ses testicules et de son pénis dressé, et remonte le long de ce dernier, l'englobant de temps à autres, le happant par instants...
Il sait pertinemment que Gustav veut plus, alors, une fois arrivé au bout, il fait doucement entrer le sexe de son petit ami dans sa bouche, le pressant avec ses lèvres, l'aspirant au fond comme il le ferait avec une bouteille, le titillant de sa langue telle une glace...
C'est plutôt agréable, et à en juger par les tremblements de l'homme situé sous son corps ainsi que les cris qui lui parviennent jusqu'aux oreilles, il Lui fait du bien aussi...
S'enlisant peu à peu dans le plaisir, ce plaisir qui le fait, lui aussi, durcir, sentant ses reins s'enflammer, et ses côtes l'oppresser, Bill aspira une dernière fois le sexe de Gustav, tellement fort, tellement loin, qu'il faillit s'étouffer avec... C'est ce moment là que le musicien choisit pour se libéré dans un dernier cris de jouissance...
Son esprit se dispersent, et toutes ses pensées matérialistes l'indiffèrent, il donne du plaisir à son homme, et c'est tout ce qui compte... Doucement, il laisse le liquide âcre glisser le long de sa gorge, respirant fortement tandis que ses mains se posent sur ses hanches, remontant doucement jusqu'à son buste, et continuant encore au niveau des épaules, se dirigeant vers l'intérieur de ses bras, là où la peau est douce et fragile... Sa chaire imprégnée de sueur due à l'acte graveleux qu'il venait de commettre, si chaude, si humide... Il continua, suivant le chemin. Une fois au niveau de son coude, il ouvrit ses poings, et du bout de ses doigts, il vint chercher jusqu'à ses poignets, mais il n'arriva pas à destination, car don index gauche effleura une ligne de peau en relief, et Gustav soupira douloureusement, pour finir par retirer brusquement sa main, la cachant grâce à l'autre...
Bill, qui ne comprenait pas vraiment, posa son pouce sur le bord des yeux de son musicien, et lui éssuya ses quelques larmes naissantes.
Gustav fit une petit sourrir forcé, et alors que le chanteur tentait de lui reprendre les mains, il le repoussa brutalement.
Mais l'androgyne ne comptait pas en rester là, et voulait bien comprendre ce qui faisait si mal et si honte à Gustav, alors il dit, la voix éraillée :

« -Montre-moi ça. »

Malheureusement pour lui, le blond n'obtempéra pas, et tournant sa tête de gauche à droite, il pressa un peu plus son poignet contre sa poitrine.
Alors qu'il déplaçait la « boule », faite de ses deux mains enroulées contre son corps, vers le haut de son buste, Bill put voir un filet rougeâtre, et comprit.
Il s'était mutilé.
Il avait fait comme lui, mais d'une façon différente.
Alors, lentement, sans se fâcher, il se leva, enfila son caleçon, et sortit de la pièce en emportant son portable, mais avant de fermer la porte, il dit, d'une voix malheureuse et lassée :

« -Merde. »








A suivre...
















Edit :
Heu, les chéris, ça s'rait sympa si vous n'vous endormiez pas sur les commentaires, hein -_-'
Sinan, voui, je vais bien, merci d't'en inquiéter ^^'
Mais sérieusement, pour c'qu'il me reste à poster, ça s'rait dommage que j'fasse la yeule à cause d'un ch'tit manque de reviews, hein --'
Enfin voulaha quoi...
j'vous beusotte, et faites des efforte, okay? ;D

<3. Gus'













Edit :

Mes ptits poulets, c'est la loose, chui chez mes grands vatti -_-'
J'veux paaaaaaaas mourriiiiiiiiireuh T_T
J'vais rédiger un testament, keùm ça, ce s'ra fait, hein UU.
Bref.
En rentrant, je vous tape la suite, et normalish, si j'suis pas trop flemme-flemme, vous l'aurez Lundi, ce chapitre... Huhu UU.
Par contre, j'hésite à changer de blog pour la troisième fiction...
J'ai un peu peur que quelqu'un me le supprime, et que j'perde tout en même temps, vous voyez?
[ Enfin, si ça devait arriver, sachez que le blog de remplacement s'appellerait "gus-und-Bill_2", voila qui est dit (ouais, en c'moment, y'en a pleins qui se font supprimer... --'). ]
Sur ce, j'dois vous laisser, j'ai pas le droit d'être là, je frôde (Houuuu la vilaine XD)...

J'vous aimeuh !
<3.
Gus'_

Ps : Et oui, Ellis... J'ai une "amie", qui s'est fait supprimer sa fiction 3 fois, déjà...
Si c'n'est pas malheureux... TT.
En tous les cas, vous saurez quoi taper dans la barre de liens, si ça m'arrive, hein...? =)












Edit :

Coucouw, vous =D!
Bon.. La suite n'est pas encore tapée, j'pense y aller un peu à l'aveuglette XD
En attendant, j'vous post un OS dans deux minutes top'Chrono, okay?
J'espère qu'il vous plaira, parce qu'il est tout frais tout neuf, il date d'hier soir (genre vers 23h30, un truc comme ça ^^')
Puis today, chui toute fraîche, et entièrement dispo', j'ai dormit 11h d'affilée, donc bon... Huhu ^^'
Par contre, Maman Geùs va yeuler si elle voit que j'ai taper ma souite au lieu de bosser >O<'
M'enfin, tant pis, elle s'en remettra ;D

N'allé, j'vais chercher l'OS et taper un p'tit peu ^^'

<3. Gus_

Ps : J'crois que j'me suis trouvé une Betta, huhu ^O^'

Pps : Vouais, j'vais faire de mon mieux pour tout taper aujourd'hui, heuuuuuuu -________-'













AMUSE TOI :








D'aussi loin que remontent mes souvenirs, Bill et moi avons toujours été amoureux...
Avant que tu n'arrive, nous étions les deux inséparables, les deux éternels, comme ils disaient tous...
Nous nous aimions d'un amour véritable, pour de vrai... Pas de simulation, juste des sentiments qui étaient bels et biens là...
Nous partagions tout. De nos petits déjeunés à nos nuits d'amour... Il savait tout de moi, et moi, je n'ignorais rien de sa vie, de sa maladie, des dates prévoyant son décès...
Ensemble, nous avions réussit à remonter la pente, à construire quelque chose, juste nous deux, main dans la main... Contre vents et marrées, comme dans les films...
Tu trouve que ça fait cliché ? Je t'emmerde.
A cause de toi, aujourd'hui, il n'y a plus rien. Il est partit. Tu me l'a prit, et à l'heure qu'il est, je suis tout seul, en tête à tête avec moi-même...

Et tu lui as menti...

Tu me l'as volé, tu l'as manipulé, il a commencé à me cacher des choses, à en aimer un autre... Une autre ?
Tu t'es fait passé pour quelqu'un que tu n'étais pas, tu lui as sucé le sang jusqu'à la moelle, et moi, j'avais l'air con, oh oui, tellement con à l'attendre le soir, alors qu'il était devant son ordinateur, à te parler, à t'envoyer des mots doux, tout ça derrière mon dos, alors que moi, je savais tout...
Toutes ces étreintes, tous ces baisers, tous ces mots d'amour... Cybériens...
Tout , n'était que fictif, tout comme toi, et tes sentiments...
Tu as bien profité, hein ? Avoues que ça te faisais jouir de lui mentir !
Tu sais, si elle n'avait pas été là, il n'aurait jamais su... Jamais il n'aurait comprit tes combines...

Et tu lui as menti...

Il faut vraiment être tordu pour aimer rendre les gens malheureux...
Je n'te comprends pas...
Tu me l'as enlevé, j'ai vu nos derniers instants, nos dernières heures d'amour qui n'étaient plus réciproques me défiler sous les yeux, si lente, si attroce torture...
Mes larmes avaient beau couler, rien n'y faisait... Mon chagrin le rendait indifférent...
Tout ça par ta faute...

Et tu lui as menti...

Tu sais, j'ai bien failli y croire aussi...
Tu jouais bien la femme, il faut dire...
La seule chose qui ai joué en ta défaveur, ce sont ces coups de téléphones... Une voix trop grave pour appartenir à une femme...
Trop de gens qui nous disaient que tu lui mentais...
Moi, j'aurais donné ma vie pour les croire... Lui, il ignorait...

Et tu lui as menti...

Ce jour où il te parlait, dans la pièce d'à côté, ce jour où je l'entendais te murmurer des « je t'aime », preuve d'amour innommable, alors que mes larmes coulaient inlassablement, ce jour où ta mère, cette pauvre femme que tu faisais passé pour cruelle alors qu'elle était si adorable avec toi, t'as appelé par ton vrai prénom, en te demandant de ranger ta chambre, ce jour là, il a comprit...
Je l'ai entendu dire clairement que ce n'était plus la peine, que Tu n'en valais plus la peine...

Et tu lui avais menti...

Trompé par un enfant... Dupé par un putain de goss !
Si tu savais comme il s'en est voulu...
Si tu savais comme je t'ai détesté encore plus encore que la minute d'avant... Ce jour là, je crois que ça a été la fin pour nous... Même si ce mot ne pouvait plus vraiment être appliqué à notre relation...
Il ne me touchait plus depuis des mois, de me parlait plus, ne me désirait plus...
Il était devenu une sorte d'inconnu... Je ne le reconnaissais plus.

Et tu lui avais menti...

Tu me l'as tué comme tu me tue tous les jours, et encore aujourd'hui...
Ton discours de femme malade, tu le ressers encore aujourd'hui à qui veut bien l'entendre... Il faut dire que tu en as déçu tellement... Difficile de croire quelqu'un qui a une réputation si male faite sur internet...
Putain, comment as-tu pu... Je veux dire, comment as-tu réussis à me le prendre de si loin, avec de si piètres mensonges ?
J'étais sa moitié, son âme s½ur, son meilleur ami, mais aussi la seule personne qui avait pu jamais compté, hormis son frère, et tu es arrivé... Tu me l'as volé...

Et tu lui avais menti...

Sa maladie l'a emporté sur sa santé, il est partit, emportant avec lui cinq longues années de souvenirs amoureux, de souvenirs qui n'appartenaient qu'à nous...
Tu sais, son regard vide, ses yeux éteints et ses paroles tristes m'ont vraiment tué, ce jour qui a été le dernier...
Son simple « je suis désolé » n'a pas suffit à réparer tout le mal qu'il m'avait fait sans même s'en soucier... Ces mois de douleur, triste torpeur de laquelle je venais à peine de me tirer, ont ressurgit, me frappant dans un coup plus douloureux que les autres...
Je n'étais plus rien, et il est partit... Il m'avait laissé... Il m'avait tué...
Et j'ai eu beau pleuré, laisser libre cour à mon intarissable chagrin, il n'est pas revenu...

Et tu lui avais menti...

Si tu voyais mes bras... Terrifiant champ de bataille, fait de cicatrices, de croutes et de sang vieillit...
Si tu voyais mes épaules, si rondes au par avant, et si chétives aujourd'hui...
Si tu voyais mon c½ur, vide de son sang, et plein d'ammertume...
Si tu pouvais me voir aujourd'hui, j'espère sincèrement que tu regretterais...

Et tu nous avais menti...

Alors moi, de mon côté, je vais retourner me fondre dans la masse, comme je le fais si bien depuis sept mois déjà...
Et toi, tu vas retourner devant ton clavier, histoire de briser la vie de quelqu'un d'autre...

A dieu...
Gustav.










_________________________











Suite et Fin de cette Fiction...
"Torpor"
C'était son nom, alors voila...
J'espère que vous apprécierez, et qu'vous voulez encore continuer...
Bonne lecture...











Il marche dans les rues sombres de Hambourg.
Il marche, les yeux rivés sur ses pieds, musique dans les oreilles, les bras liés contre sa poitrine. Il marche, et, sans vraiment faire attention à ce qu'il heurte, il continus son chemin, se plongeant encore et encore dans ses pensés, ses songes, ses inlassables putains de questions...
Il essaye de comprendre, mais il n'y arrive pas... Trop de questions, trop d'inquiétudes pour un si petit terrien...
Il ne comprend pas...
Il ne comprend pas, mais au fond, il devrait...
En se blessant l'avant bras, Gustav a commit exactement le même geste que lui. Comme quoi, qui se ressemble, s'assemble...
Il se sent blessé, son amour propre en a prit un coup. Il se dit que si celui-ci réagit comme ça, c'est qu'il n'a pas su lui faire oublier son passé... Il n'a pas été à la hauteur de ses propres attentes...
Comme quoi, ses camarades de collèges n'avaient pas tort... Au fond, il n'est qu'une putain de nana. Une petite pute. Un sale gay incapable d'aider qui que ce soit...
Il s'auto-engueule... C'est fréquent chez lui.
Dans ses oreilles, c'est Christian Linke, qui s'époumone.
Les Nevada Tan, ou plutôt devrait-on les appeler Pan!k, ne peuvent pas le blairer. Qu'à cela n'tienne, lui, il aime la voix suave de ce chanteur. Ils ne se ressemblent pas, loin de là, mais sa voix l'apaise et l'aide souvent à réfléchir...
« Get home... »
C'est sa chanson à lui. Celle qu'il se passait il y a encore une semaine lorsqu'il était avec Tom dans la chambre d'hôtel...
Aujourd'hui, cette nuit, il ne sait pas quoi faire...
Quand il a fermé la porte, il ne s'est pas dépêché. Il a simplement prit le pantalon et le pull de survêtement de Gustav qui gisaient sur le gros fauteuil rouge, s'est glissé dans ses chaussures trop grande, et a enfilé sa veste. Il a l'air ridicule, mais au moins, il est sûr de ne pas se faire remarquer...
Il marche, encore et encore, répétant encore et encore les mêmes mouvements de jambe...
Il marche, et perd de temps à autre une chaussure. Il ne s'arête pas pour la remettre. Non. Il la traine du bout de ses orteils, et balance son pied en avant pour que l'énorme pointure s'ajuste à son pied plus fin.
Il avance, encore et encore. Son téléphone vibre, dans sa poche, mais il ne le sent pas. Il est concentré sur cette voix, qui le rend indifférent au monde extérieur, le faisant oublier tous ses soucis du moment...
Il ne s'arrète qu'une fois que ses genoux ne le supportent plus... Le sport en chambre, ça faisait longtemps qu'il n'y avait plus goûté... Il s'est un peu forcé, c'est vrai, mais ça lui a plus un petit peu, au moins...
Du moins, il croit...
Il ne sait plus vraiment... C'est dur... Trop dur pour lui...
Si petit... Si fragile... La célébrité, les cris et les pleurs l'ont rendu à fleur de peau...
Toutes ces fillettes qui se sont fait tatoué SON tatouage, qui se sont fait inscrire des phrases aguichantes sur la poitrine et qui s'exhibent durant les concerts, qui le prennent pour modèle, c'est trop.
On se demande franchement ce qu'un petit ami vient faire là dedans...
Leurs histoires sont si différentes, leurs caractères totalement opposés, mais au fond, ils se ressemblent tellement...
Même mal-être, mêmes peurs, mêmes ressentis, mêmes points de vue...
C'est sur le plan psychologique qu'ils se comprennent...
Cette histoire, il en avait, et en a toujours besoin... Mais si c'est pour qu'il se mette à ressentir tout seul, si ses petites simulations durant les actes sexuels sont inutiles, alors à quoi bon... ?
Pour lui, un amour non partagé est un amour qui vous tue. Qui vous arrache le c½ur à la petite cuillère. Qui vous tranche les artères à coup de feuille de papier... Et malgré vos tentatives pour vous des-enticher de la personne, rien n'y fait. Vous l'aimez, et c'est une sorte de fin en soit.
Un amour qui fait mal...
Et Bill, lui, il n'a plus envie d'avoir mal... Oh non... Merci bien.
Il ne sait pas quoi faire...
Alors il pleur.
Il pleur, tout seul, dans la rue, en survêtement, sans sous-vêtements.
Ca le gratte. C'est désagréable. Dans sa tête, tout se mélange encore et toujours. Linke n'y peut plus rien.
Il a besoin de comprendre...
Il sort son téléphone, prêt à envoyer un texto à son frère, mais voit qu'il a plusieurs appelles en absences...
Alors, il téléphone à sa messagerie.
Il a trois nouveaux messages.
Oh.
Il écoute le premier.
Il n'est fait que de sanglots... De simples pleurs. Pleurs de tristesse. Pleurs de désespoir. Pleurs d'un surplus de choses. Pleurs de bouleversement. Pleurs d'après l'orgasme. Pleurs, tout simplement...
Il écoute le deuxième.
C'est sa mère qui l'appelle sans qu'elle ne s'en rende compte. A première vue, elle est en train de diner. Avec Gordon, certainement... Il attend un peu, lassé, et le message s'achève enfin.
Il écoute le troisième.
Encore ces pleurs qui n'en finissent plus. Ces pleurs qui le rendent encore plus malheureux qu'il ne l'est déjà... Pleurs qui lui font si mal... Ces pleurs qui le déchirent...
Il entend son prénom murmuré, quelques fois... On dirait qu'il est dans son bain, sa voix résonne...
Il est prêt à raccrocher, sachant pertinemment que tout le restant du message ne sera que sanglots qui le tueront encore un peu plus à chacun d'entre eux, mais il entend un petit quelque chose qui lui donne envie de Le voir... De comprendre... Il veut juste SE comprendre...

« -Pardonne-moi, Bill... Mon... Mon Bill... »






[ ... ]






Il essuie les chaussures, éternellement trop larges pour lui, contre le paillasson. Il les a définitivement perdues... Merde.
Puis, hésitant, il toque.
Il entend des pas précipités, derrière la porte.
Puis, on lui ouvre.
Toujours le même visage. Toujours les mêmes yeux. Rieurs. Mais malheureux. Toujours les mêmes lèvres, un peu gercées par le froid de ce mois rafraichissant. Toujours le même front. Tout petit... Ses petites oreilles toutes collées contre son crâne. Son nez, jolie poire renversée. Son menton. Son visage...
Il a l'air perdu. Triste...
Mais tout de même heureux de voir qu'Il est venu...
Bill entre, sans mot dire. Il lui fait signe qu'il va se doucher, et qu'ils parleront après. L'autre ne répond pas.
Il va juste s'asseoir, et une fois que le brun a fermé la porte, les larmes surgissent à nouveau. Il n'en peut plus. Il se déteste. Mais il l'aime tellement. Il les aime tellement...
Il attend, et les pleurs se font plus rares. Ses joues sont chaudes, rouges. Chaudes et rouges, oui.
La porte s'ouvre à nouveau. Bill sort. Il est habillé de ses propres vêtements, cette fois.
Un grand jean clair, dont il ne se sert que le week-end, et un sweater à capuche bleu foncé, au cigle d'une université de Berlin.
Ses cheveux sont accrochés en chignon au centre de son crâne.
Ca pourrait être amusant de voir ses petites oreilles dépasser comme ça, mais Gustav de rit pas.
Il n'a pas envie de rire.
Il regarde le pull de Bill. C'est SON pull, en fait. Peut-être...
Il est trois heures du matin, et ses idées ne sont plus très claires. Pardonnez lui...
Bill, lui regarde la pile de CD's posée derrière Gustav. Il les regarde sans ciller. Il attend que quelque chose se passe.
Mais rien ne vient.
Il ne dit rien.
Et lui non plus.
Le silence se prolonge encore et encore. Inlassablement. Délicieuse torpeur dont ils ont du mal à se défaire...
Quand soudain :

« -Putain, je t'ai dans la peau... »

Silence.

« -Et toi, tu me tues... »

Silence.
Ils se regardent. Sans comprendre le sens de leurs paroles...
Ils laissent tout simplement le petit bonhomme caché au fond d'eux s'exprimer...
Ils laissent parler leurs sentiments...
Ils sont fatigués, lassés par ces mensonges, ces simulations à la noix, cette tristesse et cette fausse joie...
Les souvenirs sont tellement plus chères...

« -Pourquoi ? »

Phrase murmurée, mais entendue par tout l'appartement.
Bill se redresse. Il veut savoir, à présent.

« -Bill, je... Je t'aime, mais comprends moi... »

« -J'essaye... »


Soupire.

« -Pardonne moi... »

« -Tu ne m'as rien fait. »

« -Non, mais à moi, si... Pardonne moi... Je n'peux pas... Je n'arrive pas à m'en défaire... Pardonne moi, Bill... Mon Bill... »


Haussement de sourcils.

« -De qui tu parles ? »

« -D'elle, Bill... De Ike... »


Silence.
Alors c'était donc ça... Un jeune garçon, d'une vingtaine d'année, prisonnier, condamné par le souvenir de cette petite fille... De cette jeune fille... Trop jeune, oui...
Elle était partie trop tôt... Ils n'avaient pas pu profiter... Se faire à l'idée... tout s'était passé trop vite...
C'était donc ça... Un homme, éprit éperdument de son petit ami, mais menacé par l'amour qu'il avait toujours pour Elle... Pour une morte...
Triste sort...
Alors voila... Tout avait été dit...
Puisqu'il en était ainsi... Douloureuse torpeur... Terrible sentiment... Châtiment divin.







[...]







Le couple se sépara dans la nuit qui suivit la triste précédente.
Le groupe continua son petit bonhomme de chemin. Toujours plus haut. Toujours plus fort.
Les fans se firent de plus en plus nombreux. Tokio Hotel entama même une tournée aux Etats-Unis, mais la perspective d'oublier leurs racines les effraya, et ils arrêtèrent les frais avec l'anglais. En France, la plus grosse salle qu'ils firent, fut le Parc des Princes, en plein été... Du suicide à l'état pur ! Mais ils en ressortirent tous les quatre la tête pleine de souvenirs, le c½ur plein d'espoir...
Pour ce qui est des deux hommes, ils ne s'oublièrent pas.
Ils se regardaient encore, avec envie, avec tristesse. Regrets...
Mais c'était toujours cette belle promesse qui les faisait s'endormir avec le sourire...
Oui, tout n'était que temporaire.
Ils se laissaient le temps. Tout vient à point qui sait attendre.
Un jour, sûrement, ils se retrouveraient à nouveau tous les deux, comme quelques mois au par avant. Ils se retrouveraient dans un petit appartement perdu dans les quartiers reculés d'Hambourg. Gustav, assis sur son fauteuil, Bill à ses pieds, murmurant à l'unisson les mêmes paroles qui leur correspondaient tant... If you're not the One.
Un jour, oui, ils seraient prêts à tout recommencer.
Il leur fallait juste un peu de temps, histoire de se défaire de la torpeur qui les habitaient chacun, depuis trois longues années.
Un jour, oui, ils en profiteront à nouveau jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus...
Un jour...







A suivre.







Edit :

Allé mes p'tits poulets, encore 20 commentaires, et je commence à taper le 1er chapitre de ma nouvelle fiction...
Le premier chapitre n'sera pas long, donc je le posterais vite !
Sinan, Dimanche, j'suis au concert de Tokio Hotel...
Dire que j'ai réussit à faire croire à mes potes que Gustav et Bill sortaient vraime ensemble X'D
Vous, vous y serez ?
Vous schreierez un peu pour moi? *O*
Chui trop excitée, et j'ai peur en même temps, c'est rigolo =D
Enfin bon, voila quoi...
N'hésitez pas à me laisser des commentaires ;D

J'vous aime.
<3.
Gus'_

Ps : contente que ma fin ai plût ='D















Edit :

Bon, ben en fait, j'vous ai pas attendu, j'ai fait mes chapitres =D
Déja 3... Voui, j'me suis couché à 4h du mat' hier pour VOUS!
Puis en plus, c'matin, j'devais debouter à 9h, et j'ai pas réussit... UU.
Donc au final, ça a été 10h03, et j'me suis fait tapey sur les doigts >O<'
Meuh bon, j'ai mon casque pour écouter ma miousique, c'cool, je fais chier tout le monde, dans la rue 8D
Bref. ahem !
Si vous êtes gentils, j'vous la post le plus vite possible (a)
Meuh si vous êtes pas gentils, je continus à taper pour moi, na! x)
Mais vous allez voir, c'est assez spé'... oO'

Bon, si vous la voulez, on post, allez xD
J'vous aime.
<3.
Gus'_


















Edit :

Concert absolument fabuleux, j'éssaye de vous poster la suite mercredi si je vais pas voir les
Cinema Bizarre devant leur hotel, okay?
J'vous aime <333

<3. Gus'_














- Et son coeur n'a de cesse que de taire ses sanglots... -

# Posté le dimanche 24 février 2008 13:36

Modifié le dimanche 04 mai 2008 05:10

Ch. I

Bon, et bien...
NOUS Y VOILA !




Ca fait un bout de temps qu'on se suit, comme je le dit dans ma présa que j'ai modifié il y a peu de temps...
Je ne pense pas être là mercredi ( voui, c'pour C.B. "Carte bancaire" , comme les appel
CERTAINES personnes -_-'
) enfin bref...



_______________________



Sinan, pour le concert, et bien écoutez, je n'm'en remet pas...
C'était mieux que le Zénith, je trouve... enfin non, d'ailleurs... C'était différent...
Je n'sais pas...
J'étais au dixième rang du côté de Tom, je voyais la scène à la perfection, c'était énormissime...

Puis Bill chantait tourné vers nous, il a pointé notre rangée du doigt, une amie a moi est passé sur les grands écrans, j'ai rencontré des fans de Yaoi dans la queue...
Vraiment, je ne regrette pas d'avoir fait 10 heures de queue, dont 6 sous la pluie, plus 2h30 dans la salle... (voui, c'est pas rien '-_-)
On était dans les 300 premières, cathégorie gradin 1, c'était parfait...

Y'a eu des putains de moments twincest, et des moments de Törg, aussi xD
Peu de groupies autour de moi, du silence pour les belles chansons, peu de cris, et beaucoup de chants de la part des fans...
Gustav faisait la tête, par contre...
Pas de hola à la fin, j'étais déçue... Puis vous connaissez les rumeurs à son sujet, je suppose... TT'
Sincèrement, j'ai adoré... C'était magnifique de voir Bill les larmes au bord des yeux quand on a brandit nos pancartes "Danke" et qu'on l'a tous crié en coeur...

Puis y'avais pleins de mecs OO'
Genre, au moins 5 dans ma rangée, quouah...
C'était énorme!
Enfin bon...
Geh en live avec guitare électrique, c'est une merveille =D!
Wir Sterben niemals Aus, j'ai fahis pleurer... *_*
Ich brech Aus, elle a tout pèter XD!
1000 Meere, tout le monde chantait, quouah... (Un peu de cris au début, quand même...)
Schrei, j'me sentais plus XD
Enfin bon... J'vais pas toutes vous les citer, mais chui encore plus fan de Stich ins Glück et d'heilig =D!
Voila quoi...



_______________________



Bon, chui pas venue là pour parler que de mon concert, mais surtout pour poster mon tout premier chapitre de ma nouvelle fiction =D!
On entame la troisième...
Cherchez pas vraiment trop loin pour le moment, c'est trop tordu pour que vous trouviez X'D!
voila,


E N J O Y =)





Il ouvre la petite porte, et regarde à l'interrieur. Mais il ne voit rien.
C'est tout noir.
Il cherche à tatton l'intérupteur, mais ne le trouve pas. Alors, il entre complètement, et à l'aide de son briquet, il illumine un petit peu.
Ah, le voila.
Il allume, et là, il voit l'intterrieur.
Putain, va y avoir du boulot ><
Les anciens habitants ont laissé un nombre impressionnant de bouteilles de bière en verre... Ca sent le renfermé, et la cigarette...
C'n'est pas le grand luxe, mais il devra s'en contenter... Avec le peu de sous qu'il gagne avec les baby-sitting et le magasin de Charly, il ne roule pas sur l'or...
Et il n'est pas question qu'il arrète les études, alors bon...
Il va chercher ses cartons dans le couloirs, et dans l'appartement d'à côté, une porte se ferme d'un coup sec...
Bizarre.
Il prend un carton, et le rentre dans son nouveau chez lui, et réitère les mêmes gestes jusqu'à ce que le couloir soit vide.
Puis, il va ouvrir son sac à dos qu'il a posé par terre, et en sort son paquet de cigarettes.
Il va au fond de la pièce, ouvre les volets, et tombe sur un balcon. La vue n'est pas terrible, mais ça devrait faire l'affaire, hein. Il ne vient que fumer sa clope, après tout.
Il fouille dans sa poche, et tombe sur les clefs de l'appart'. Il va un peu plus profond, et trouve enfin son briquet. Il est rose et transparent.
Il allume sa cigarette, et regarde autour de lui. Il y a le cimetière, et s'il se penche, il peut voir son nouveau lycée... Ca sera plus pratique pour le matin, se dit-il.
Lorsqu'il tourne la tête, il voit un visage qui l'observe de la fenêtre d'à côté. Il lui sourrit, mais celui-ci se contente de tirer ses rideaux, ne laissant à Bill qu'une vue bleue marine...
Très bizarre...
Il termine sa cigarette qu'il écrase dans un vieux pot de fleur remplit de mégots, et re-rentre à l'intérieur.
A sa gauche, il y a une toute petite gazinière, avec une vieille table de terrasse en plastique blanc, et à droite, une porte.
Il s'engouffre dans l'autre pièce, et voit un petit matelas par terre.
Ca doit-être une chambre.
Un deux pièce, d'une vingtaine de mètre carré, dans les coins reculés de Loitsche. Voila la seule chose qu'il est capable de se payer...
Bill a à peine 18 ans, et le voila livré à lui-même.
Connards de parents.





Flash Back





Voila maintenant une semaine que sa mère les a vue, lui et Tom.
Une semaine qu'il dort chez Andréas, qu'il skouatte chez Andréas, qu'il vit grâce à Andréas et ses parents...
Lui, il savait pour Bill et Tom, mais ça ne lui posait aucun problême.
Sa mère, elle n'a pas aimé.
Si Tom n'avait pas été le petit préféré, il serait certainement aussi ici, à l'heure qu'il est...









Fin du Flash Back








Il a été émancipé à 16 ans, d'après ce que lui a dit un jour son meilleur ami... Ses parents ne l'ont jamais beaucoup aimé, et il le sait encore et toujours grâce à son meilleur ami... Tom n'a jamais voulut lui dire ni lui raconter son passé. Il s'est contenté de lui expliquer qu'avant son accident, ils étaient amoureux. Alors voila, ils se sont remis ensemble.
Le jeune androgyne a réapprit à l'aimer, et puis tout a recommencé... Comme avant... ?

A l'âge de 16 ans, juste après son émancipation, Bill a eut un accident de moto. Il est tombé dans le coma, et au bout de deux semaines, il en est sortit. Sans souvenirs, sans mémoire. Comme un nouveau né.
Il a réapprit à vivre, se fabriquant des souvenirs, en inventant d'autres, histoire de ne pas passer pour un abruti devant ses nouveaux amis.
Ses parents l'ont fait changer de lycée, ils l'ont fait décrocher de toute sa vie d'avant. La vie dont il ne se souvient plus, aujourd'hui...
Et bien sûr, il a fallut qu'Elle les voit, et à nouveau, il doit tout recommencer.
Et là, maintenant, il se retrouve dans son tout nouvel appartement à devoir emménager tout seul.
Belle merde, hein ?







A suivre.










Et voila...
Avis? =D
J'suis pas sûre de garder, hein ...
C'est provisoire, pour le moment =)

J'vous aime.
<3. Gus'_










Edit :

Coucou vous =)
J'espère que ça va...
Moi, hopé mon p'tit loup, finit les cours pour today depuis déjà 3h, et pas de taffe pour demain, c'la fête xD!
Bref.
Pour répondre à certaines questions, voui, je pense continuer cette fiction, enfin, vouais...
Après c'est à voir, si ça continue à vous plaire, c'es sans soucis, j'suis là pour ça XD
Et puis neineuh, les rumeurs sur gus' sont infondées, juste un gros coup de pioublicitey ^^'
C'est un peu dégueulasse, meuh voila, c'est la vie =D
Dites, vous allez au PDP?
Moi, OUI !
Vous voulez qu'on s'voit un p'tit peu?
J'pense me faire une ch'tite pencarte que j'm'ettrais autour de mon cou où y'aura marqué "Gus-und-Bill" dessus =)
J'espère vous voir;;;
J'vous laisse, 'vais imaginer d'autres souitasses à poster en plus des deux chap' que j'ai d'avance XD
J'vous aimeuh <3

<3.
Gus'_

Ps : Y'a un magnifique gay dmon lycée qui est venu me taxer une clope, today... GRAOU *_*
Il m'a dit de retenir sa tête... J'me suis dit "t'inquiète mobilette, j'risque pas d'te louper... xD"













Edit :


Quand j'ai 50 commentaires sur cet articles, j'vous met la suite...
Mais pas avant xD!

J'vous aime aussiiiii !
*pars en courant, pas tapeeey*

<3. Gus'_














Edit :
Gnahahahaha, j'adore vous embêter xD
J'espère que vous allez bien, moi, nickel, à part mon crâne qui n'en pouvais plus de ces 3heures de sciences '-_-
Chui contente... Très, même...
Y'a ma Ely qui vient au Parc des Prnices le 21, j'vais la voir =D!
Z'en tapez l'dérrière? J'comprends, voui XD
Bon.
Quoi qu'il en soit, je reviens tout à l'heure pour vous poster le chapitre 2...
Il va vous inspirer pour la prochaine fois où vous irez à Monop' X)
Vous comprendrez tout à l'heure xD

a tout's les jeun's ;D
<3. Gus'_




- Oh mon amour... Mon merveilleux mon magnifique amour, je t'aime encore tu sais?...
Je t'aime encore... -
Ch. I

# Posté le lundi 10 mars 2008 15:44

Modifié le vendredi 02 mai 2008 07:33

Ch. II

.









BIIIIIIIIIIIP.
oO.








ET FOUALAH =)






__On est Samedi, aujourd'hui, donc, vu que son mini frigo est vide, et que les déménageurs ne sont pas prêts d'arriver, il va faire les courses.
Il va encore dépenser un nombre incalculables de sous, mais il faut c'qu'il faut, aujourd'hui qu'il vit seul...
Il va à l'arrêt du bus, et grimpe dans celui-ci une fois qu'il est arrivé. Son, Mp3 dans les oreilles, il n'entend pas quand une petite vieille lui propose de prendre sa place. Et puis en fait, il n'a pas envie de parler. Depuis 2 semaines qu'il a été viré de chez lui, il est en triste, et en colère...

Putain, à la fin de l'année, il doit passer ses examens de BAC pro', et là, en milieu de trimestre, on le fait changer à nouveau de lycée... 1 an et demi qu'il était dedans...
Ses seuls véritables amis étaient Andréas et Tom, et il espère qu'ils le resteront...

D'après Andréas, qui a gentiment accepté de lui raconter son ancienne vie, jusqu'à sa fin de seconde, lui et Tom n'avaient jamais été dans la même école. Leurs parents avaient toujours voulu les séparé, histoire qu'ils ne deviennent pas trop dépendants l'un de l'autre.
Bill avait été dans un collège public tout près de chez lui, tandis que Tom avait eu droit à une grande école, qui allait de la maternelle au lycée, ultra guindée à quelques kilomètres.
Bill n'aurait jamais su expliquer pourquoi, mais sa mère avait toujours mit son frère sur un pied d'éstale, alors que le petit Bill vivait dans son ombre, détesté de tous. C'était comme ça, et avec le temps, on s'y habitue, croyez moi.

A la maison, c'était sa mère, Simone, qui tenait les reines.
Elle disait quelque chose, et Gordon, son beau père, obtempérait.
C'est pourquoi, quand ils sont rentrés du restaurant deux semaines plus tôt, alors qu'elle est entrée dans la chambre de Tom, qu'elle les a surpris en plein ébat, et qu'elle a ordonné à Bill de « sortir de cette maison tout de suite » , il n'a pas eu le choix. Gordon n'a rien dit, et il s'est retrouvé dans la rue, torse nue, avec comme seules affaires sur lui son jean, ses chaussettes et son portable.
On peut, en effet, se demander comment une mère a put jeter son fils dehors parce qu'il couchait avec son frère...
Ben c'est la vie, que voulez vous...

Bill descend. Ca doit être son arrêt.
Il sort son plan, et cherche la grande surface qu'il ne tarde pas à trouver.
Une fois à l'intérieur, il va vers le rayon surgelé, et se prend quelques plats à réchauffer. Puis il se dirige vers la viande, et demande des pavés de rumsteck, un talon de jambon, des rillettes, du patté, des côtes de veau et des cuisses de poulets préparées à la Sri-Lanquaise.
Il sait cuisiner, et il aime ça. Alors autant se faire plaisir, j'ai envie de vous dire...

Puis, il va prendre du ketchup, de la mayonnaise, du beurre, du lait, des ½ufs, des céréales, des fruits et des légumes, ainsi que des jus de fruits et des sirops sucrés.
Il fait comme il faisait à la maison quand IL devait faire les courses, mais il prend tout en plus petite quantité.
Après avoir prit du riz, du maïs en battons, des pates, des petits pois et carottes vichy en boîte, il va prendre de l'eau en bouteille, de la bière, un peu de vodka (pour les éventuelles soirées qu'il passerait avec Tom) et des chips.

Et enfin, il se dirige vers le fond de l'immense boutique, prend des draps, de l'assouplissant machine, de l'eau de javelle, une grosse couette blanche, des housses de couettes, une couverture polaire noire (<333), une brosse à dents, du dentifrice, des préservatifs (Moi ? nan nan, j'ai rien dit... UU.), du déodorant, du lubrifiant en bouteille, de l'eau àvaporisersurlevisagepourquandilfaittropchaud, du fébrèse, des briquets, de l'encan, quelques cendrier (dont un portable), des carrés pour les machines, un balais, une pelle, un plumeau (voui, très maniaque, le Bill), du lave-vitre, du détartrant, une serpillère, des verres, des assiettes, des mouchoirs, des couvertes en inox, une nappe, du sel et du poivre, quelques éponges (de toutes les couleurs pour le fun), du shampoing (Némo x3), du gel douche, un gant de crin (il a ses petites habitudes), des bandes de cires froides et des rasoirs jetables ainsi que le nouveau vénus (x'D), de la patte à fixer les posters, des sièges en plastiques, un calendrier à accrocher au mur, des lampes de chevet, un bureau et un fauteuil (de bureau), une poubelle en plastique, un trieur, un pel-melle, des pochettes plastiques, des copies doubles et simple à petit et grands carreaux, des lutins et des cahiers de cours, des coussins noirs et rouges, et enfin un énorme nounours en peluche. (j'vous ai fait une putain de liste de course, j'espère que vous avez tout lu, au moins U_U)
Puis il va à la caisse avec ses deux énormes cadis remplits, et une feuille de papier où il a noté les références du bureau, des sièges et autres trucs trop lourds à porter.

Il paye en demandant bien entendu à se faire livrer.

Le tout pour la modique somme de 519 euros et 87 centimes. (O.O')
Il paye par carte, et sort, avec, en poche, 520 euros de moins, et la conscience tranquille.
Puis il va à la droguerie où il achète toute sorte de trucs utiles (seulement pour lui), au tabac où il achète une cartouche de Malback Menthol, et un beau zippo tout noir.
Chez un petit marchand marocain, il achète une chicha, du charbon et du tabac goût pomme, fraise, citron (XD) et menthe.
Puis, il va dans un magasin SFR, et demande de changer le nom et l'adresse du destinataire de la facture.
Il ne veut plus rien devoir à ses parents, à part le payement de ses études (il n'en a pas les moyens).

Et après 3h de courses, il peut enfin rentrer chez lui.
Il a une petite demi-heure avant que les déménageurs n'arrivent, et une putain d'envie de cloper.
Alors il y va, et quand il se tourne, c'est encore ce même visage qu'il voit, et encore cette même personne qui fuit.
Il ne sait pas trop quoi penser...
Au bout de la troisième cigarette, il entend que l'on sonne chez lui. Ils sont là.
Il va ouvrir, et leur indique les endroits où ils doivent mettre son canapé, son sommier, sa chaine stéréo, sa télévision, son ordinateur, le carton pour ses livres et ses quelques commodes. Ce sont les seules choses que Gordon ait pu négocier pour qu'on les lui laisse.
Et là, alors qu'il signe des papiers à un énorme bonhomme, un jeune homme d'une vingtaine d'année s'approche et lui dit que « la livraison est arrivée »...
En une petite heure, son appartement se retrouve encombré de cartons, de sacs plastiques et de meubles enrubannés dans du plastique... La misère.
Un coup de main ne serait pas de refus, mais il est tout seul...
Il déballe les meubles, les mets en place (bureau, sièges, ordinateur, et autres...), mais au moment de déplacer la télévision, il n'arrive pas à la soulever tout seul... Elle n'est pas très grosse, mais extrêmement lourde...
La seule chose qu'il puisse faire, c'est aller demander de l'aide.
Alors il sort, et va sonner à l'appartement d'à côté.
Au bout de quelques secondes, un homme blond ouvre la porte.
Il n'est pas très grand, à peine le mètre 75, il a le visage dur et les traits tirés.
Lorsque Bill prend la parole, il ferme les yeux, les plissant, comme si sa voix lui faisait mal aux oreilles...

« -Hum... Vous pourriez venir m'aider à porter ma télévision, s'il vous plaît... Je viens... Je suis en train d'emménager à côté, et c'est la seule chose qui soit trop lourde pour moi... Je suis désolé... S'il vous
plaît... »


Mais alors qu'il parle, l'autre sort, lui passe devant, et entre dans l'appartement. Sans aucune difficulté, il porte le téléviseur sur son épaule, et regarde Bill, l'air de dire « je la met où ? ».

« -Sur le meuble là-bas... »

Et voila qui est fait.
Le jeune homme, qui doit avoir tout juste la vingtaine, re-sort comme il est entré, et alors que Bill murmure un petit « merci », la porte de son appartement se referme.
Etrange...
Bill retourne chez lui, referma la porte, et commence à vider ses courses, mettant dans le frigidaire, dans les placards, etc. etc. (voui, j'vous fais pas le plan du rangement, j'vous ai épargné ça xD).
Une fois que tout est rangé, il va faire son lit, sort la couette de l'emballage plastique, et lui met une housse etc. etc.
Il a branché les lampes là où il faut... Le voila installé en moins d'une journée...
Demain, c'est dimanche. Gordon s'est occupé de son inscription dans son nouveau lycée, alors il fera le ménage.
Mais en attendant, il est prêt de 23h, et il est exténué, après cet après-midi de courses et d'emménagement intensif...
Il sort un album photo de son sac, et va s'allongé dans son lit une fois qu'il a branché son téléphone portable.
Il feuillète un peu l'album, puis éteint la lumière en vérifiant l'heure sur son téléphone.
Il voit d'ailleurs qu'il a un nouveau message de Tom.

« Toujours autant la prison,
ici... La vieille me lâche plus,
c'est horrible, j'en peux plus...
J'espère que de ton côté, ça va
et que tu t'en sors avec le démé-
nagement... Tu me manque,
lundi après les cours, j'passerais
te voir, okay ? Je t'aime, Billou... »

Bill sourit. En effet, sa mère doit toujours être sur les rotules, même après deux semaines... Voila l'un des points positif de l'émancipation : la liberté...



A suivre...




















Edit :

The SECOND part, mes très chers ='D

E.N.J.O.Y.







Cela fait maintenant 10 jours que Bill a emménagé dans son nouvel appartement.
La reprise des cours a été quelques peu laborieuse, entre le restant de meuble arrivant au fur et à mesure, Gordon réussissant à convaincre sa mère qui restait toujours campée sur ses positions, les baby-siiting et les mercredis après-midi au magasin, les cours de solfège, les visites de son frère, les rencontre avec ses voisins, et la prise de conscience.
Mais, malgré tout, il a déjà ses petites habitudes. Quand il rentre du lycée sur les coups de 17h, il dépose ses clefs dans la petite coupelle sur le meuble à gauche de la porte d'entrée, il salut sa voisine de palier d'en face, Mme Marcks, il sort le paquet de gâteaux qu'il a acheté en rentrant, met du lait dans un bol, et une fois installé, il sort un bookin, généralement un manga, et lit.
Puis, une fois qu'il a finit, il met le tout dans l'évier, et va dans l'autre pièce. Il sort ses affaires de cours de son sac, bosse une bonne heure et demie, voir deux quand il a des contrôles le lendemain, puis fait son sac pour le lendemain, et va se préparer à diner. Pendant que la viande cuit, il va sur le balcon, fume sa cigarette, et re-rentre pour mettre son unique couvert. Tom vient le voir à la sortie du lycée à peu près tous les soirs, prétextant des exposés où heures de cours rajoutés, à sa mère. Gordon n'est pas dupe, il sait très bien où se trouve son beau fils lorsqu'il fait des soit disant heures supplémentaires au lycée, mais il ne dit rien. Il les aime autant tous les deux, et ne veut pas leur attirer plus d'ennuis qu'ils n'en ont déjà.
Puis, Bill se met à table. Une fois terminé, il va parler un peu avec Mme Marcks, une femme d'une soixantaine d'année, veuve, et en mauvaise santé. Il lui parle de sa journée, de ses camarades de classe qui le regardent toujours aussi bizzarement, de sa solitude, et de son désire de sortir et de s'amuser. Elle lui parle de sa petite fille, belle comme le jour, selon elle, de son fils qui ne lui adresse plus la parole, et de son chat, Vladimir, si gentil... Toutes ses histoires lui ont d'ailleurs donné envie d'en avoir un. Il l'attend déjà, dans une animalerie, à une dizaine de kilomètre de son appartement, au centre ville... Le prénom a déjà été choisit, il ne lui reste plus qu'à aller le chercher...
Après, il rentre chez lui, et nourrit Hubert, son poisson rouge, dont il a fait l'acquisition le lendemain de l'emménagement. Il s'installe devant son lit, sort le violon que son frère lui a rapporté le soir de sa toute première visite, et sort une partition de la pile placé sur un petit meuble à proximitée de son lit. Il se saisit de l'archet, et, fermant les yeux, il joue. Lorsqu'il a des trous, il regarde rapidement la feuille de papier, et continu son petit manège pendant une demie heure, plus longtemps quand l'envie se fait sentir...
Il va ensuite devant l'ordinateur, où il se connecte à internet, regarde des séries américaines, parle avec son frère et Andréas, va sur des sites pas forcément citables (xD), et se déconnecte finalement sur les coups de 23h.
Là, il s'installe sur le canapé, et regarde une émission de télévision quotidienne, et va se coucher vers 23h30, après avoir guetté le retour de son voisin blond, qui ne lui a toujours pas adressé la parole...
Mais aujourd'hui, c'est dimanche, et il s'est réservé 1h et demie de sa journée pour aller faire tourner sa machine de linge chez Mme Marcks, sa propre machine l'ayant lâché...
Il se restreint, ce mois-ci au niveau du budget, car après les dépenses qu'il a fait pour le déménagement, ses économies en ont prit un coup, et il ne peut pas se permettre de racheter de nouvelles fringues pour le moment.
Alors qu'il toque à la porte de la vieille femme, son panier en plastique sous le coude, et qu'il attend, il entend une porte s'ouvrir derrière lui.

« -Elle n'est pas là, aujourd'hui. »

Il se retourne, et voit son voisin, le jeune homme blond, devant sa porte.

« -Oh... Merde, mon linge... »

Bill le regarde, mais l'autre est déjà rentré chez lui.
Putain. C'est déjà la deuxième fois qu'il lui fait le coup.
Mais au moins, il lui a parlé. C'est un bon début... En 10 jours –'
Alors, Bill rentre dans son petit chez lui. Il est 20 heures, il a déjà dîné, et sa série ne passe pas, aujourd'hui. Il essaie d'appeler Tom, mais son portable est coupé. Andréas est avec sa petite amie, il a finit son travail du week-end et la perspective de s'exploser les yeux pendant 3 heures devant l'ordinateur ne l'enchante pas vraiment...
Il voudrait sortir un peu, se dégourdir les jambes, mais pour aller où ?
Oh, et puis au fond, peu importe.
Alors, il sort.
C'n'est pas très prudent de marcher quand il fait nuit, ici, mais il s'en fiche. Il enfile sa casquette, sa veste, et sort lorsque ses basquettes sont enfin accrochées.
Il va là où ses pieds lui disent d'aller, sans se poser de questions. Il se retrouve finalement assis sur un petit muret, à moins de 500m de son immeuble.
Il sort son paquet de cigarettes, et fume, musique dans les oreilles...
Il chantonne et bouge un peu les épaules, mais lorsqu'il passe de chanson, il entend un ricanement à sa droite...
Il se retourne, et voit un groupe de jeunes arriver.
Merde.
Ca n'sent pas bon.
Alors, il se met sur ses pieds, et retourne en direction de son immeuble. Il se retourne de temps en temps, et voit qu'on le suit toujours. Alors, il marche un peu plus vite. On le suit, putain.
Merde.
Merde.
Merde !
Il court, quand il sent un petit caillou heurter son mollet, signe que l'un d'entre eux est juste derrière lui.
Le voila enfin arrivé devant l'immeuble. Il tape le code rapidement, et entre, sans prendre le temps de refermer la porte derrière lui.
Il se croit sauvé, mais l'une des personnes qui le suit a retenu la porte, et ils s'engouffrent tous les uns après les autres dans l'entrée, tout comme Bill qui court déjà en direction des escaliers.
Ils sont sept.
Il grimpe les escaliers quatre à quatre, soufflant fort, poussant de petits cris plaintifs de temps en temps à cause de son dos qui le fait souffrir...
Ca semble faire beaucoup rire les garçons qui le suivent...
Il arrive enfin au deuxième étage.
Il pousse la porte du couloir, et cour à l'interrieur. Il est presque arrivé... Pourvu que...

« -Tiens tiens tiens... Ben tu vois, au final, on t'as trouvé, hein... »

Il est cerné. L'un des hommes est passé par l'autre escalier, celui qui débouche à côté de sa porte à lui, mais qui est le plus loin de l'entrée, en bas...

« -Qu'est-ce que vous voulez ? »


Ils rient, et ne répondent pas.

« -Laissez-moi tranquille ! »

Ils rient encore, ce qui énerve Bill, qui est néanmoins toujours sur la défensive.

« -Allés, viens là, petite. »

C'n'est pas une invitation, c'est un ordre.
Celui qui a parlé est à peine plus vieux que lui.
Bill fait non de la tête, ce qui les fait rire un peu plus. Ils se rapprochent encore et encore. Bill se colle au mur, il n'ose pas bouger... Il ne sait pas ce qu'ils veulent lui faire, mais il a peur... Très peur, même !
Une main se pose sur sa joue, il frissone. Elle est froide et dure.

« -Hey, mais c'est un mec ! »

Il a l'air choqué...

« -Un putain de gay... »


Merde. Merdemerdemerde !
Il sent cette main tirer sur la fermeture éclaire de sa veste, et tape dessus.

« -Me touche pas, compris ? Sinon, je hurle ! »

« -Ben vas-y... De toutes les façons, tous des connards dans cet immeuble. Personne viendra t'aider. Et qui te dit qu'on avait l'intention de rester ici ? »

Les yeux de Bill s'ouvrent en grand. Il a peur. Très peur.

« -Comment ça ? »

Ils rient. Encore.

« -Tu vas venir avec nous. »

Là, c'est au tour de Bill, de rire.

« -C'est ça, ou... »

Et PAFFE !
Il touche sa joue, en feu.
Le connard qui le tripote depuis tout à l'heure vient de lui donner une gifle.
Putain.

« -Toi, tu ris pas, d'accord ?! »

Bill rouvre les yeux.
Merde.
Et les voila qui rient tous, derrière...

« -Bon, maintenant, tu viens avec moi. »

« -Non... »


Bill les regarde, se protégeant le visage d'un éventuel nouveau coup.

« -Oh ! regardez le, il a peur... J'suis pas si méchant, pourtant, regarde... »

Il passe sa main sous son pull.

« Nan ! Enlève ta main ! Dégage ! Putain, dégage ! DEGAGE ! DEG... »

PAM.
Le voila par terre.
Il a les yeux fermés. Il a peur. Ses yeux sont pleins de larmes. Il vient de se prendre un coup de poing dans l'estomac, et ne respire plus.

« -Putain, maintenant, ta gueule, okay ?! »

« -Laissez moi... S'il vous plaît... Laissez moi... »

« -Pauvre petit choux... Regardez le, il pleure... Viens avec nous, et... »


Derrière eux, une porte s'ouvre.

« -HEY, VOUS LA-BAS ! »

Ils se retournent. C'n'était pas prévu, ça...

« -CASSEZ-VOUS, MAINTENANT ! »

« -Merde, Ralph'... »

« -Ta gueule, on dégage... »


Et les voila partit.
Bill entend des pas, ses yeux sont toujours fermés. Sa respiration revient petit à petit, ses poumons se dilatant à nouveau...

« -Ca va ? »

Il ouvre les yeux.
C'est le blond.

« -Ui... »

Il lui tend la main.
C'est la première fois qu'il le regarde dans les yeux.
Il n'a pas vraiment l'air inquiet...
Bill ne prend pas l'aide qu'on lui tend. C'est humiliant, ce qui lui arrive...
Il se relève, et se dirige jusque chez lui. Au dernier moment, il se retourne, et dit, le souffle court :

« -Merci. »

Mais son voisin a déjà fermé la porte.







[ ... ]







Une demi heure plus tard, alors que Bill est assis à table, la tête entre les mains, les yeux pleins de larmes, le c½ur encore serré, il entend que l'on toque à sa porte. Il sèche ses larmes.
Il se lève, et va ouvrir.

« -Tu pleurs ? »

C'est le blond.

« -Qu'est-ce que tu veux ? »

L'autre le regarde, curieux.

« -Wola, je préfère quand tu me souris. »

Bill ne relève pas, et croise les bras.

« -Qu'est-ce que tu m'veux ? »

Le visage de son interlocuteur s'assombrit.

« -Comme Mme Marcks ne reviendra pas avant la semaine prochaine, je voulais te dire que tu pouvais emprunter ma machine à laver... Voila les clefs de mon appartement. Passe demain après tes cours, si tu veux... »

C'est la plus longue phrase qu'il lui ai dite depuis qu'il est là.
Bill hésite, mais prend tout de même la clef, et la pose dans la coupelle, à côté de lui.

« -Merci... »

Il referme doucement la porte.
Mais, la rouvre juste après.

« -Au fait, moi, c'est Bi... »

Plus personne.
Etrange, ce mec...
Bill referme la porte, et pose ses yeux sur la coupelle.
Intéressant...









A suivre.












! La suite demain !














- Et il y a toi, il y a moi... Et ce monde, qui ne fait que nous tendre les bras. -
Ch. II

# Posté le mercredi 19 mars 2008 11:51

Modifié le vendredi 02 mai 2008 07:31

Ch. III

Comme promis, voualah la suite =D!

E N J O Y ...











Bill vient d'enchaîner 8 longues heures de cours. Il est fatigué, et ne sent pas bon.
C'est sous la douche qu'il ferme enfin les yeux... Il se savonne, se lave les cheveux, et regarde au travers de la paroi vitrée... C'est sale, chez lui...
Il n'a pas fait le ménage hier, après ce qu'il s'est passé avec le groupe de garçons...
Une fois propre, il sort, se sèche et enfile un vieille ensemble de survêtement orange et vert qui date de pas mal de temps d'après ce qu'on lui a dit, et c'est en chaussette, le panier en plastique sous le bras, et une clef dans l'autre main qu'il va ouvrir l'appartement de son blond de voisin.
Il dépose le panier au centre de la pièce, et va allumer les lumières.
Il se retourne, et là, c'est le choc.
Autour de lui, il n'y a que des livres. Une énorme bibliothèque qui fait le tour entier de la pièce... Des bookins anciens, des neufs, des sales, des propres... Il y a réellement de tout... C'est impressionnant, et Bill se sent tout petit devant ces étagères longues et larges à n'en plus finir... Tout ici est couleur bois, et le seul pant de mur qui ne soit pas couvert de livre est caché par un tapis d'orient accroché fermement, dans les tons rouge-sang. Des canapés couleur crèmes son mis de manière à former une sort de carré, avec, à une des extrémités, une télévision bien plus grande que la sienne.
Il tourne autour de lui-même, détaillant le petit lustre en argent juste au dessus de sa tête, le vase posé sur un meuble toujours en bois au fond de la pièce, l'absence de fleur ou même de verdure, les écritures gravées sur les portes, où l'on peut lire « fatalité »...
Alors qu'il se dirige au fond de la pièce, il entre dans une nouvelle qui semble être une cuisine... C'est bien plus spacieux et accueillant ici que chez lui...
Les quatre murs sont peints en rouge, accordés avec le tapis de la première pièce, et cette fois-ci, le parquet a fait place à du carrelage couleur rouille... Il y a une table, toute petite, et une simple cuisinière. Pas de micro-onde. Un frigidaire d'une taille microscopique, et pas de garde-manger.
De l'autre côté de la petite pièce, il y a une machine à laver le linge. Il sort, et revient avec son panier. Il ouvre la machine, y engouffre ses vêtements, et met le tout en marche.
Puis, il continu son expédition.
Il sort de la pièce, et va dans celle voisine, plongée dans le noir. Il allume, et se rend compte que c'est la chambre. Elle est très spacieuse. La taille de son salon, certainement...
Il avance, et regarde.
Le lit est fait au carré, recouvert d'une longue couverture à franges en cachemire blanc cassé, devant celui-ci, un canapé, dont le dossier est collé au bout du lit. Il y a une autre télévision, ici. Elle est plus petite, et posée sur un meuble du même genre que celui que Bill a chez lui. Devant la grande fenêtre du fond de la pièce, il y a un meuble avec du parfum, et tout un nécessaire de toilette. Il y a aussi un petit miroir avec des photos accrochées, mais Bill n'y fait déjà plus attention, son regard attiré par un paravent en ivoire... C'est spécial, mais ça reste dans le style de l'appartement...
Derrière celui-ci, il y a une baignoire marron, un tout petit lavabo, et des toilettes dans le fond. Le paravent fait office de porte, on dirait...
Il sort finalement de la pièce, et retourne chez lui.
Au bout d'une heure et demie qu'il a passée à faire son travaille et à se préparer à dîné pour deux, il va chercher son linge. Il dépose un petit post-it sur la table basse noir et or du salon, où il marque

« Merci. Je m'appelle Bill. Ps : J'ai déposé un Tupperware dans le frigidaire... » .

Et sort, content de lui.
Il rentre dans son appartement, et va s'attabler. Il mange ses petits pois doucement, craquant chacune des petites billes vertes entre ses dents et sa langue, avalant goulument son verre de bière et faisant de la charpie de son steak haché... Il s'est surtout appliqué à faire un dessert... Quelque chose qui le tente depuis un bout de temps.
Il débarasse son assiette ainsi que ses couverts, et se dirige vers la friteuse. A côté de celle-ci, sur une petite assiette, il y a un beignet. Plus précisément, un beignet à la banane... C'est une recette japonaise qu'il tient de son père, qui avait pour habitude de l'emmener au japon tous les étés... Une sortie entre homme d'à peine une semaine, mais qui les rapprochait plus que jamais... Tous ces souvenirs, il les tient de ce même homme qui venait le voir tous les jours à l'hôpital, pendant les deux semaines qui ont suivit son réveil, alors que sa propre mère, elle, travaillait tard et ne pouvait donc pas venir...
Le jour où il est sortit de son coma, il s'est retrouvé tel un nouveau né de 16 ans propulsé d'un seul et même coup dans le monde des hommes... Sans mémoire. Sans souvenir. Sans ami. Tout est revenu petit à petit. Il a dû reconstruire par lui-même, énormément aidé de ses proches, il est vrai...
Par moments, il lui arrive de douter... De se demander si tous ces gens, il les connaissait vraiment, au fond... Après tout, ils ont très bien pu lui mentir, tous... Ils ont pu faire en sorte de faire disparaître toutes traces d'un passé qui leur aurait déplût en en réinventant un neuf... Un mieux.
Si ça se trouve, lorsqu'il marche dans la rue et qu'on le dévisage, ce n'est pas à cause de son look androgyne, mais peut-être parce que ces gens pensent le reconnaître... Le petit Bill devenu grand... Peut-être, après tout...

Il finit d'ingurgité son beignet, repus.








[ ... ]







Alors qu'il va se mettre dans son canapé, prèt à regarder son feuilleton, Bill se demande si, après tout, il ne ferait pas mieux d'aller au lit... Si, c'est sûrement mieux.
Alors, il se relève, et va enfiler son « pyjama ».
Il se glisse sous les couvertures, en ayant écrit un dernier texto à son frère.

« Bon, j'suis trop fatiguée, je
Vais me coucher... tu passeras,
Demain ? J'espère, en tous
Cas =)! J'te fais des bisoux,
Embrasse Gordon pour moi...
La vieille, laisse tomber, c'est plus
Ma mère de toutes façons XD!
Tu me manque... Ca me fait bizar-
Re de n'plus dormir contre toua, tu
Sais ? T.T Je taime, p'tit frère <333 »

Quelques minutes plus tard, son téléphone sonne. Il est rapide, Tom...

« Voui, demain, même heure, même
Adresse chéri =D! Gordon te bisoute
Aussi , et pour la mère, j'comprends
=/... A moi aussi tu me manque, mais
Demain, chui là, t'inquiète pas ^O^'
Et a moi aussi, ça me fait d'la peine de
Pas te sentir contre mon torse, là main-
Tenant... A demain, dors bien... Je taime
Mon c½ur __3 »

Bill sourit, et branche son téléphone... Il ne lui reste plus qu'à dormir, à présent...







[ ... ]







Comme tous les jours, Bill se lève doucement... Le réveille n'a pas encore sonné, tant mieux, il doit être en avance...
Il sort de son lit, et se dirige vers la salle de bain où il lave ses dents, et prend sa douche. Après, il va s'habiller, et prend lentement son petit déjeuner. Au moment d'aller se maquiller, il passe devant son réveil, et remarque qu'il est 8h15, et que si son réveille n'a pas sonné, c'est parce qu'il ne l'a pas entendu...
Et là, il prend conscience.
Conscience qu'il a raté son bus depuis 8 minutes.
Conscience qu'il est plus à la bourre que jamais.
Conscience que les cours n'ont commencé que depuis 10 jours...
Et merde !

Il ne lui reste plus qu'à courir ><
Il se met du fard à paupière rapidement, en dépassant un peu par moments. C'n'est pas bien grave, de toutes les façons, à par son frère, personne ne le regarde __'
Il met son crayon dans sa poche, décidant qu'il se remaquillerait au lycée... Puis il attrape ses clefs et son sac à la volée, et sort en courant de son petit appartement.
Merdeuh.
Merdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdeuh ><'
Il cour sur le petit trottoire qui longe son immeuble, sans vraiment regarder devant lui.
Il lui reste exactement 7minutes pour arriver au lycée.
Alors qu'il se dit qu'il devrait peut-être sècher sa première heure de cour étant donné son retard, il entend qu'on le klaxonne. Il tourne la tête, et voit une fenêtre se baisser doucement.

« -Allés, monte... »

Mais c'est...







A suivre.













NAN, J'DECONNE XD!





















C'est une énorme voiture, noire. Une sorte de jeep.
Il fait le tour, sans rien dire, prend la poignée et ouvre. Il grimpe, et à peine assis, l'auto démarre. Il s'accroche rapidement, s'assoit tout au fond de son siège, les yeux fixés sur la paroi en plastique devant lui.

« -Peux-tu m'indiquer le chemin, s'il te plaît ? »

Voix sérieuse, presque solennelle...
Il le regarde enfin. Ses yeux sont rivés sur la route, l'une de ses mains est sur le boîtier de vitesse, l'autre accroché au volant. Il semble quelque peu crispé... Allez savoir pourquoi.

« -A prochain feu, c'est à droite, et ensuite, tout droit et c'est bon. »

Sa voix tremble, il est toujours essoufflé, et pas tout à fait remis de sa nuit.

« -D'accord. »

Ils continuent la route, sans mot dire. Bill a les mains posées sur son jean, il ne bouge pas. Il a oublié son Ipod dans son appartement et n'a donc pas de quoi se distraire.
Les voila arrivé. Ce trajet prend à peine 5 minutes en voiture... Il faudra qu'il y pense... S'acheter une voiture... D'occasion, ça n'doit pas valoir très cher, et il n'a pas l'intention de se faire le remix de « Fast and Furious », alors il peut se permettre du bas de gamme.

« -On est arrivé. »

Bill grogne. Le lycée...

« -Qu'est-ce qui se passe ? »

Il lève les yeux.

« -On est arrivé... »

L'autre rit...

« -Oui, en effet... Mais si tu veux, je peux te redéposer chez toi... »

« -Non, c'est bon... Vous avez sûrement mieux à faire, de toutes les façons... »

« -Je ne suis pas si vieux, je préfère que l'on me tutoie, si tu n'y vois pas d'inconvénient... »

« -Bien sûr, non. Tu as sûrement mieux à faire... »

« -Je n'travaille pas, aujourd'hui... »

« -Ah... »

« -Alors ? Verdict ? »

« -Heu... »

« -Tu veux aller au lycée, ou bien rentrer chez toi ? »

« -Ni l'un ni l'autre... »

« -Je vois... De toutes les façons, il est trop tard. »

« -Quoi ? »

« -La cloche a déjà sonné, et tes professeurs ne t'accepteront plus. »

« -Oh. Dépose moi à la maison, dans ce cas... »

« -Tu es sûr ? »

« -Ai-je vraiment le choix ? »

« -Oui... Enfin, je crois, oui... »


A nouveau le silence... Ca doit être habituel, avec lui...

« -J'ai une dernière question... Et après, je te fiche la paix... »

« -Tu ne m'embête pas... »

« -Mh... Qu'est-ce que tu faisais dans ta voiture, si tu n'vas nulle part ? » Dit Bill.

« -J'ai eu envie de sortir... »

« -Je vois... »


Silence.

« -Bon, et bien... Je vais rentrer à pied, n't'inquiète pas, vas-y, toi... »

« -Non non, je vais te déposer... »

« -Je ne rentre pas. »

« -Pourquoi ? »

« -Que veux tu que je fasse, chez moi ? »

« -Je n'en sais rien... »


Constructif, comme dialogue...
Silence.

« -Bon... Tu veux venir avec moi ? »

« -Oh, heu... Ben... Enfin, si je ne dérange pas, je... Hrmph...»

« -On y va. »


Le blond appuya sur l'accélérateur.
Et les voila partit.








[ ... ]








Il s'appelle Gustav. Gustav Wolphgang Schäfer.
Ils ont roulé un quart d'heure, et au final, ce « Gustav » s'est arrêté sur le bord d'un petit sentier.

« -Et nous y voila. »

« -Heu... »


L'autre avait déjà refermé sa porte.
Bill sortit rapidement et suivit Gustav, qui avançait sur le chemin, en trottinant pour le rattraper.

« -Tu fais toujours ça ? »

Il tourna la tête.

« -Ca quoi ? »

« -Dès qu'on te parle tu te barre, tu ferme la porte ou d'autres trucs du genre... C'est exaspérant j'te jure... »

« -Ah, désolé. »


Il n'a pas l'air de quelqu'un de désolé. Il continue juste à avancer, un peu plus vite, toute fois.
Ils marchèrent en silence pendant un petit moment, Gustav regardait ses pieds, connaissant sûrement le chemin par c½ur, tandis que Bill, lui, observait les lieux, à la recherche d'un peu de vie autre qu'animal...
Ils étaient en basse campagne, à ce qu'il lui semblait, et il commençait à regretter de ne pas être rentré chez lui... Bill était un urbain, et les champs, bien qu'il n'y en ait pas là où ils étaient, ne l'enchantaient guère...
Ils étaient entourés d'herbes hautes, et ça sentait un peu la vase. Le petit sentier sur lequel ils marchaient devenait de plus en plus étroit, ce qui n'avait pas pour don de rassurer Bill.

« -Heu... »

« -Ne t'inquiète pas, nous sommes presque arrivé... C'est juste là. »


D'un mouvement de tête, Gustav lui indiqua un point à une centaine de mètre devant eux.
Bill écarquilla un peu les yeux...
Putain.
Putainputainputain.
Juste devant lui, s'en rapprochant de plus en plus au fur et à mesure qu'il marchait, Bill distinguait une sorte de petite rivière... Une toute petite rivière, avec, juste par-dessus, un petit pont de bois peint en blanc et dont des bouts de peinture s'écaillaient par endroit. Dans cette rivière, il y avait des poissons, de toutes les couleurs. Des nénufars, aussi... Leurs fleurs étaient toutes ouvertes, et dans l'une d'elle, Bill put voir une petite grenouille.
Ils étaient sur le pont, maintenant. Gustav s'assit directement, enlevant ses chaussures, ainsi que ses chaussettes, et laissant tremper ses doigts de pieds dans l'eau. Bill fit vite de même.
Il ouvrit son sac, toujours sur son dos, et en sortit son paquet de cigarette.

« -Ca ne te dérange pas ? »

« -Non non, pas du tout. Au contraire. »


Bill saisit l'allusion, et lui en proposa une. Il la prit, et une fois que Bill eut allumé la sienne, il s'occupa de son propre bâtonnet.

« -C'est agréable, comme endroit... Un peu paumé, mais agréable... »

« -C'est vrai... J'y vais tous les jours. »

« -Ah oui ? Quand ? »

« -Après le travaille, en général... »

« -Tu travaille dans quoi ? »

« -Je suis stagiaire au GIGN... »


Bill ouvrit de grands yeux.

« -Vrai ? »

« -Et oui... », dit Gustav en riant.

« -Mais... Tu fais quoi exactement ? »

« -Ben... Je participe aux « missions commando » comme on les appelle dans les films. Parfois, je reste à la base, mais je préfère être au c½ur de l'action, donc je me débrouille pour être sur le terrain... Et puis une paire de main n'est généralement jamais de refus... »

« -Comment on fait ? »

« -Pour y entrer ? »

« -Oui. »

« -Et bien au début, tu passe une année de test, où tu continus à prendre quelques cours à côté, en groupe de 20 personne, en fait... »

« -Mh... »

« -Et puis au bout d'un an, tu passe un examen. Si tu es accepté, et bien tant mieux pour toi. Si tu es refusé, soit tu recommence tout en sachant qu'il ne te reste plus qu'une chance, soit tu vas chercher autre chose. »

« -Et si tu es accepté ? »

« -J'allais y venir... Quand tu es prit, tu deviens stagiaire. C'est donc ce que je suis aujourd'hui. Ca dur deux ans pendant lesquels tu te prépare... Tu es entraîné, maltraité parfois, mais ça forge le caractère, puis ça t'endurcit... Puis on t'apprend des trucs auxquels tu n'aurais même pas pensé... »

« -Genre quoi ? »

« -Respirer en silence, sauter en parachute d'un hélicoptère en pleine nuit, et ce sans faire de bruit, tu ne dois pas te faire remarquer, voir ou même entendre... Des choses comme ça, quoi...

« -Oui, c'est vrai que j'fais ce genre de trucs tous les jours, à l'appart'... »
Ironisa Bill.

Gustav rit un peu, puis se concentra sur la rivière et sur le léger courant qui la faisait à peine bouger...

« -Et c'est dur ? » Demanda Bill.

« -Et bien... C'est difficile, mais quand tu es un passionné, tu t'accroche, et tu n'te formalise de rien... Et puis ensuite, tu deviens un membre à part entière du GIGN... »

« -Mh... Ca te plaît ? »

« -Je suis quelqu'un de discret par nature, alors ça me correspond, oui. »

« - Nan mais est-ce que tu aime ? »

« -Pas plus que ça... »

« -Mais... Pourquoi tu t'es engagé, alors ? »


Gustav ferma les yeux et soupira.

« -C'est compliqué... »

« -Oh, je vois... Je n'insiste pas. »

« -Ca vaut mieux, oui. »


Il se laissa tomber en arrière, tout doucement, jusqu'à ce que son dos soit entièrement allongé sur le pont, une main sur les yeux, et l'autre sur le côté, cigarette entre le majeur et l'index.
Bill se tourna, appuya son dos contre l'un des poteaux qui soutenait la barre du pont, et replia ses jambes, tout en les écartant, dans une posture relax. Une posture de mec.

« -Tu as quel âge ? »

« -J'ai eu 20 ans au début de ton année scolaire. »


Bill opina, et regarda à nouveau autour de lui. C'était très vert. A sa gauche, par l'endroit où ils sont arrivés, il y a un énorme cèdre qui cache le soleil à qui se trouve en dessous. L'herbe est pleine de mousse, et une souche d'arbre est retournée, pour faire une sorte de table de pique-nique. Des libellules volettent au ras de l'eau, et vont se poser sur les nénuphars, chassées par la suite par les grenouilles. A droite, il voit qu'un sentier longe la rivière, et derrière celui-ci, il remarque à nouveau des herbes hautes. Cet endroit est reposant... Il se sent chez lui, ici.
Il rompt le silence.

« -J'ai l'impression d'être déjà venu dans un endroit similaire à celui-ci... »

Gustav enleva sa main, et le regarda au travers de ses longs cils.

« -Alors tu ne te rappelle vraiment de rien... »

Simple murmure, certainement juste pour lui. Bill ne l'entendit pas.

« -Où habitais-tu avant de venir t'installer à Loitsche ? » demanda le blond.

« -J'ai toujours habité ici, je crois... Mais avant, ma maison était plus au nord de la ville, à une vingtaine de minutes de mon appartement. »

« -Pourquoi avoir déménagé en milieu d'année ? »

« -Je n'ai pas eu le choix, à vrai dire. »

« -Comment ça ? »

« -Heu... C'est compliqué. »
Dit Bill en souriant.

« -Okay, message reçu ! »

Gustav souriait aussi.

« -Pourquoi dis tu que tu crois avoir toujours habité ici ? »

« -C'est le mot 'Toujours' qui ne colle pas avec ma phrase... »

« -Pourquoi ? »

« -Parce que pour moi, il n'y a plus de 'toujours'. »

« -Tu peux m'expliquer, peut-être... »

« -Je n'crois pas. »

« -Très bien. »


Et ils restèrent en silence, jusqu'à la fin de la matinée.







[ ... ]







Bill descendit de la voiture, et attendit que Gustav aille se garer, et revienne.

« -C'est gentil de m'attendre, mais c'n'est pas la peine, tu sais. »

« -Si, j'insiste. »

« -Comme tu veux. »


Ils montèrent les escaliers en silence, et une fois arrivé à leur étage, ils marchèrent à hauteur égale jusqu'à leurs portes respectives.

« -Tu sais quand revient Madame Marcks ? »

« -Aucune idée. »

« -Elle est partit à quel endroit exactement ? »

« -Je ne sais pas. Je ne la connais pas. »

« -Mais tu habite ici depuis combien de temps ? »

« -Un peu plus d'un an, pourquoi ? »

« -Je suis ici depuis deux semaines, et je connais plus de monde que toi... »

« -Tu es quelqu'un de sociable. »

« -Possible. »


Il entendit Gustav sortir ses clefs.

« -Bon, et bien merci pour cette matinée... C'était sympa. »

« -Je t'en pris. »


Bill regarda une dernière fois la porte de sa vieille voisine d'en face.

« -Bonne journ... »

Inutile, il venait de refermer la porte.
Cette routine commençait déjà à agacer Bill. Ca durerait combien de temps, encore ?


A suivre. (et , c'est vrai u.u')











S K Y B E U G B E U G > < '









Edit :


Ca fait plus d'un an, maintenant... ='D
Laissez vos avis, mes chéris =)
J'vous aimeuh <3!

<3. Gus'_













Edit :

J'suis déçue du peu de com's que vous laissez.
J'suis attachée à cette fiction, et pas vous apparamment. Dommage.
Merci à ceux qui ont eu le réflexe de laisser leur avis.
A une prochaine fois.

Gus'_












SUITE BIENTÔT !

(Quand j'aurais plus de commentaires xD!)













Edit :
D'ici 5 à Dix minutes, je vous poste la suite =D!














C H A P I T R E (suite) :



Alors que Bill ouvre sa porte, il voit celle de son blond de voisin se refermer brusquement.
Oh.
Il ne se formalise de rien, et ferma sa porte à clef, mais au moment de retirer celles-ci, il les fait tomber, et c'est là qu'il voit.
C'est écrit en gros, en rouge. C'est gras, c'est laid. C'est voyant. C'est sur son paillasson.

« Slut »

Et c'est là qu'il pense à Gustav. Cette porte qui se referme brusquement... Son sang ne fit qu'un tour, mais, reprenant ses esprits, il r'ouvrit la porte, balançant le paillasson à l'intérieur, et partit en direction de son lycée. Il n'a cour que jusqu'à 14h aujourd'hui, et Tom va sécher les cours, cet après-midi, pour qu'ils puissent se voir un peu plus longtemps.
Il trottine jusqu'à l'arrêt de bus, en face de l'immeuble, et lève les yeux. Il fixe le deuxième étage... Et en effet, il ne s'est pas trompé. Ce sont ces mêmes rideaux bleus marines qui se referment prudemment. Il n'a même pas eu le temps de voir son visage, aujourd'hui.
Bill pourrait et devrait être en colère. Se faire insulter de garce par un voisin qu'il ne connait pas depuis 15 jours, et qu'il commence même à apprécier, malgré le peu de contact auxquels il a eu droit, c'est assez dégradant... Pourtant, il ne saurait dire pourquoi, mais c'est surtout de la tristesse qu'il ressent à l'instant même où son regard dévie vers la jeep noire dans laquelle il est monté la veille...








[ ... ]








« -Monsieur Kaulitz, pourrais-je connaître les raisons de votre absence d'hier, s'il vous plaît ? »

Bill lève les yeux. Il est assis devant son lycée, clope au bec, et sa proviseure est venu le voir en personne.
Ca sent l'poisson, ça...

« -Hm... Deux secondes... »

Il écrase sa cigarette, et se lève.

« -Pour tout vous dire, j'ai raté mon bus, et lorsque je suis arrivé, il était trop tard... »

« -Ce n'est pas une excuse. Vous auriez pu vous présenter aux cours suivants. »

« -C'est vrai. Excusez-moi... »

« -J'espère que votre mère vous a fait un mot d'excuse. »

« -Ma mère... »
Murmure Bill.

« -Oui, votre mère. »

« -Madame, je vous pris de m'excuser, mais je n'ai plus de mère. »

« -Pardon ? »

« -Vous avez très bien comprit. Lorsque Gord... Mon beau père est venu m'inscrire, il ne vous a rien dit, je suppose... »

« -En effet, non. »

« -J'ai été émancipé il y a un an déjà, j'ai donc fait mon mot moi-même, madame. »

« -Oh... Dans ce cas, suivez-moi, allons dans mon bureau, que je régularise tout ça. »


Et il la suivit dans son bureau pour qu'elle 'régularise tout ça'...








[ ... ]








Il ne reste plus qu'une petite demi-heure, et Bill pourra enfin sortir. Il est en cour de technologie appliquée, et cette prof lui sort déjà par les trous de nez... C'est sûr que de s'enchaîner 3h tous les mardi après-midi ne l'aide pas vraiment à aimer cette matière, vous en conviendrez...
Il termine sa maquette et rédige le bilan qui va avec, sans la moindre entraide de la part de son partenaire de TP, et fait son sac.

« -Déjà finis, Bill ? »

« -Oui madame. »

« -Bon, et bien... Donnez-moi ça, et vous pouvez filer. Vous m'avez l'air bien pressé... »


Bill sourit, et sans prendre la peine de répondre, il se lève, et sort de la classe en murmurant un petit « Au revoir, et à la semaine prochaine. ».






[ ... ]








Alors qu'il passe le petit portillon qui sépare le lycée de la route, Bill aperçoit son frère, appuyé contre une voiture, sur le trottoir d'en face. Il court jusqu'à lui, et se pend à son cou en pressant son bassin contre celui de son homologue

« -Coucou mon ange ! »

Il sourit. Il a l'air heureux...

« -Bonjour chéri... »

Il l'embrasse tendrement du bout des lèvres, et lui prend les mains.

« -Bonne journée ? »

Bill soupire.

« -Longue... Je viens d'avoir techno', c'était long... »

« -Trois heures, c'est ça ? »

« -Oui ! Comment tu le sais ? »


Tom sourit.

« -J'ai mes sources, mon c½ur... »

Il lui fait un clin d'½il.

« -Bon, qu'est-ce que tu veux faire, maintenant qu'on est tout les deux ? » Demande Tom.

« -Huuum... Starbuck ? »

Tom rit.

« -Tu lis dans mes pensés ! »

« -Possible... »


Bill rougit. Il a sortit exactement la même phrase mais dans un contexte totalement différent la veille...

« -Bon, et bien on y va, je t'emmène... »

Tom se remet droit, et tire sur la poignet de la voiture contre laquelle il était appuyée.

« -Tu as une voiture ? » Rayonne Bill.

« -Et oui... Maman pense que ça pourra m'aider pour l'année prochaine... »

Tom a déjà finit le lycée depuis l'année dernière. Bill et lui ont sauté la dernière section de maternelle, mais l'androgyne a doublé son année de première à cause de son accident, les maintenant à une année scolaire d'écart...

« -C'est vrai que tu pars... »

Tom se retourne vers son frère.

« -Oui, mais on en a déjà parlé, bébé... Je reviendrai tous les week-ends... »

« -Je sais, mais c'est pas pareil... »


Tom prend le visage de son frère entre ses mains, et lui caresse les pommettes du bout de ses pouces.

« -L'envie de se voir et de se toucher sera là, c'est vrai, mais les retrouvailles n'en seront que plus fortes, mon ange... »

Bill esquissa un sourire.

« -C'est vrai... »

Tom embrasse les paumes de son frère, et lui ouvre la portière.

« -N'allé, maintenant monte, c'est toi qui va conduire, d'accord ? »

Bill sourit et dit d'une voix suraiguë :

« -Oh ouiiii ! »

Tom s'esclaffe, et ferme la portière une fois que son frère est devant le volant. Il file de l'autre côté, pour prendre place du côté passager.








[ ... ]








Tom avait toujours été très protecteur, extrêmement démonstratif, et un peu trop amoureux de son frère. Les sentiments qu'il ressentait pour celui-ci dépassaient de loin ceux de ce dernier envers lui... Allez savoir pourquoi, on aurait dit que tout l'amour que Tom avait pu ressentir pour Bill lorsque celui-ci s'était réveillé de son coma avaient été un plus... Comme s'il partait déjà avec une longueur d'avance, comparé à Bill qui avait dû réapprendre à l'aimer, et donc tout rattraper à partir de rien. Tom avait été beaucoup plus patient que d'ordinaire, lui passant un nombre incalculable de choses, et l'aidant du mieux qu'il pouvait. La seule chose qu'il n'avait jamais faite, c'était aider Bill à se souvenir de son passé. C'était le sujet tabou, entre eux.
Lorsque Bill avait besoin d'un renseignement qui concernait un évènement antérieur à sa nouvelle vie, il allait voir Andréas, qui répondait sans le ménager. Andréas était quelqu'un de franc, et de sensible. Il ne pouvait se permettre de cacher des choses à Bill.
Mais pourtant, le jeune androgyne savait pertinemment qu'une pièce manquait au puzzle... Il n'aurait su dire de quoi il s'agissait, mais ça créait un terrible manque au fond de son estomac, ça lui trouait les poumons, ça lui arrachait les artères du c½ur... Mais encore une fois, il n'aurait su dire pourquoi.

Alors que Tom commandait leurs deux frappuccinos, ainsi que deux donnuts au chocolat noir, Bill appela Andréas.
La sonnerie retentit 7 fois, avant qu'il ne tombe sur la messagerie d'Andréas, qui était une intro' au piano faite par lui, et écrite par lui.
Puis la petite voix féminine lui dit qu'il pouvait parler après le BIP sonore, et Bill parla.

« -Salut mon Andi'... Mh, j'ai besoin de toi... Tu m'as parlé plusieurs fois d'une boîte que Tom ne voulait pas que j'ai... J'aimerais que tu me la fasses envoyer ou que tu me la donne... Si tu n'y vois pas d'inconvénient, bien sûr... Ca restera entre nous, bien entendu... Mais j'ai besoin d'en savoir d'avantage. Aujourd'hui plus que jamais... Voila. Excuses moi si je t'ai appelé pendant tes cours, ce que je pense être fort probable... A plus tard, je passerais certainement en fin de semaine, ou dans le courant du week-end, okay ? J't'embrasse... Au fait, c'était Bill, au cas où... »

Puis il raccrocha, le c½ur un peu moins lourd.








[ ... ]








Quand Bill rentra, le soir, et qu'il ouvrit la porte, le paillasson avait disparu. Il se rendit compte qu'il avait été nettoyé et remis à sa place initiale, c'est-à-dire devant la porte d'entrée.
Il haussa les épaules, et n'essaya pas de comprendre.
Il posa sa veste, et enleva ses chaussures, puis alla fumer une clope sur son balcon. Alors qu'il tournait la tête du côté de l'appartement voisin, cette éternelle tête blonde disparut derrière les rideaux bleus.
Et là, s'en fut trop.
Il écrasa sa cigarette à peine fumée à la moitié, et r'ouvrit la porte vitrée, puis traversa son appartement à grandes enjambées, en courant presque, et alla taper bruyamment à l'appartement de Gustav.
Celui-ci ouvrit à peine la porte, laissant à Bill une magnifique vue sur son ½il gauche ainsi que sur son nez.

« -Oui ? »

Bill écarquilla les yeux, et entra dans une colère un peu plus forte que deux secondes au par avant.

« -Ouvres moi ! »

« -Pardon ? »

« -TOUT DE SUITE ! »


Gustav souffla, puis ouvrit la porte.

« -Bon, alors MAINTENANT, tu vas m'expliquer POURQUOI tu m'insulte pour finir par te repentir en effaçant toute trace de tes obscénités, et comment ça se fait que tu ai les clefs de MON appartement ! »

Bill le regardait sans ciller. Il tapait des pieds à chacun de ses mots prononcés en hurlant (c'est-à-dire la quasi-totalité), et respirait plus fort que d'ordinaire. Son pouls aussi s'était accéléré, et il sentait le sang pulser jusqu'à ses tempes.

« -Je te demande pardon ? »

Ton calme, posé. Tout ce qui avait le don d'énerver Bill.

« -Tu sais TRES bien de quoi je veux parler, ne fais pas l'innocent. »

Bill avait craché ces mots, fou de rage.

« -Justement non, figure toi. »

Bill leva les yeux au ciel.

« -Tu sais que tu m'exaspère ? Toi et ta manie de me mater à chaque fois que je clope, toi et ton langage sans cesse soutenu, toi et tes petites habitudes de grand père... Toi tout entier, en fait. »

Gustav le regarda un instant, et Bill décela un brin de tristesse au fond de ses yeux noisette. Puis celui-ci tourna les talons pour aller s'enfermer dans sa chambre.

« -Et merde » Dit Bill.

Putain, il le connaissait à peine, et déjà il lui manquait de respect... Mais il l'avait tout de même insulté avant, non ?
Réflexion puérile.

Il s'approcha de la porte, et toqua doucement.

« -Gustav, sort de là, allé... Je m'suis peut-être un peu emporté, c'est vrai, mais sors, histoire qu'on parle un peu... »

Mais aucune réponse ne vint.
Alors Bill lui dit que s'il voulait discuter, il était dans sa chambre à lui, et s'en alla.
Il referma doucement la porte, et rentra dans son chez lui. Il prit la cigarette qu'il avait écrasée quelques minutes plus tôt, et tout en s'aidant du tabac qu'il lui restait ainsi que d'une feuille, il roula une petite cigarette bien serrée.
Puis il retourna sur son balcon, ne voulant pas empuantir sa chambre avec l'odeur de la fumée qui l'empêchait de dormir.
Il s'assit à même le sol, caché du monde extérieur par une sorte de voile en plastique verre accroché tout du long des rambardes de fer, qui empêchaient elles-mêmes les utilisateurs du balcon de tomber.
Il appuya sa tête contre le fin grillage vert jardin, et aspira sur sa cigarette. Alors que sa tempe supportait sa figure contre le voile, il aperçut Gustav par les trous de celui-ci. Sa vue lui fit plus de mal qu'autre chose...
Il était assis en face du petit meuble qui se situait à proximité de sa salle de bain improvisée, une sorte de bout de papier entre les mains, le visage baissé, comme ferait un enfant qui vient de faire une bêtise... Ses épaules tremblaient, et doigts caressaient sans cesse l'espèce de feuille.
Bill détourna la tête, se leva et s'en alla, désormais sous les yeux de ce voisin si bizarre, si spécial...


A suivre.












__


Edit :

La suite quand j'ai 60 commentaires =D












__


Edit :

Coucou vous!
N'alors, j'ai eu une plainte hier concernant mon manque de racontage de life x)
En même temps, c'était le deuxième trimèstre, alors j'ai dû mettre le turbo, vous comprenez? (a)
C'pour ça que j'ai un peu délaissé mes racontages de ma vie si interressaaaaaaaaanteuh =D
Bon. sinan, vous savez kouah?
Et ben dans 3 jours, je suis au concerte de Simple Plan *.*
J'écoute ce groupe depuis perpette, queuh même, alors ça m'fait un peu bizarre d'me dire que j'vais le voir pour de vrai... Surtout que sur scène... woah kouah =D
Meuh en même temps, j'ai un petit pincement au coeur quand je parle du 24 Avril, parce que j'aurais pu être autre part, à la place...
M'enfin, tant pis pour moi, hein! ^O^'
Bon. Sinan, moi, j'vous dis à dans 5 commentaires, j'dois décoller '-_-

Bisoux!
<3.
Gus'_

Ps : Pour Chris Linke, j'voulais juste te dire que ce qui était écrit sur la paillasson était "Slut", (ce qui veut dire "Garce", en gros), c'péjoratif, kouah =)

Pps : Voila la première phrase du chapitre 4 (XD) :
" Il y a longtemps, Bill a fait un cauchemar. Un cauchemar horrible et absolument incompréhensible. "
Byyyyyyye =D














- Tout l'monde il est gentil, tout l'monde il est beau ... -

# Posté le dimanche 30 mars 2008 13:04

Modifié le mercredi 30 avril 2008 08:30